Le
cinéma d’exploitation des années 70 n’est pas réellement Z. Seuls quelques films vraiment courageux, si l’on peut dire, atteignent le rang du Z. Je veux dire par là que leurs ambitions sont
largement trop grandes comparées aux budgets alloués, et que leur scénario part dans toutes les directions pour brasser un maximum de références américaines.
Oui, car pour ceux qui ne connaissent pas, le cinéma d’horreur italien des années 70, et notamment de la fin des années 70, début 80, exploitait à outrance les succès américains, que nous connaissons tous, même ceux qui ne s’intéressent pas du tout aux films d’horreur : « Les dents de la mer », « Alien », « Zombie », etc.
Lewis Coates, alias Luigi Cozzi, est un talentueux technicien du cinéma. Il a réalisé quelques films, mais surtout, il a crée pas mal d’effet spéciaux, notamment au service de Dario Argento.
Bref, ce n’est pas un manchot qui a pris en mains le projet « Contamination » et c’est une bonne chose.
Contamination, projet ultra Z sur le papier, s’enquiert à réunir dans le même ensemble – tenez-vous bien :
- Alien
- Rencontre du 3ème type
- L’invasion des profanateurs de sépultures
- La guerre des étoiles
- 2001 l’odyssée de l’espace
… ainsi que d’autres influences de l’époque, que je n’ai pas en mémoire.
La grande force de ce film, est de tout mélanger, sans jamais oublier de raconter une histoire principale, qui tient à peu près la route… L’intrigue est avant tout une histoire d’espionnage, sur fond d’invasion extra-terrestre. L’action se déroule sur le plancher des vaches, dans les décors austères d’un cargo, puis d’un laboratoire scientifique, avant de s’orienter vers les paysages oniriques de la jungle équatoriale. Le réalisateur prend même le temps de nous conter une scène vaudevillesque où deux personnages masculins rivalisent pour séduire la même femme.
Toutefois, si Contamination est devenu quasiment culte, c’est grâce à l’audace de ses scènes gores, filmées dans un ralenti proche de l’arrêt sur image (effet très troublant) et sonorisées par une sinistre sirène. L’effet est vraiment très particulier. Ces effets, pourtant rudimentaires, sont miraculeusement réussis. Et même les acteurs sont corrects – j’ai dit corrects, pas « bons » !
Pour le
commun des mortels, un film "Z" est un navet, une bouse cinématographique. De ce point de vue, il serait difficile de comprendre qu'on puisse les apprécier.
La
jamais contente est le nom de cet engin, crée par un fou nommé Camille Jenatzy...






