Mardi 20 octobre 2009 2 20 /10 /Oct /2009 01:00

Le cinéma d’exploitation des années 70 n’est pas réellement Z. Seuls quelques films vraiment courageux, si l’on peut dire, atteignent le rang du Z. Je veux dire par là que leurs ambitions sont largement trop grandes comparées aux budgets alloués, et que leur scénario part dans toutes les directions pour brasser un maximum de références américaines.

Oui, car pour ceux qui ne connaissent pas, le cinéma d’horreur italien des années 70, et notamment de la fin des années 70, début 80, exploitait à outrance les succès américains, que nous connaissons tous, même ceux qui ne s’intéressent pas du tout aux films d’horreur : « Les dents de la mer », « Alien », « Zombie », etc.

 

Lewis Coates, alias Luigi Cozzi, est un talentueux technicien du cinéma. Il a réalisé quelques films, mais surtout, il a crée pas mal d’effet spéciaux, notamment au service de Dario Argento.

Bref, ce n’est pas un manchot qui a pris en mains le projet « Contamination » et c’est une bonne chose.

 

Contamination, projet ultra Z sur le papier, s’enquiert à réunir dans le même ensemble – tenez-vous bien :

- Alien

- Rencontre du 3ème type

- L’invasion des profanateurs de sépultures

- La guerre des étoiles

- 2001 l’odyssée de l’espace

… ainsi que d’autres influences de l’époque, que je n’ai pas en mémoire.

 

La grande force de ce film, est de tout mélanger, sans jamais oublier de raconter une histoire principale, qui tient à peu près la route… L’intrigue est avant tout une histoire d’espionnage, sur fond d’invasion extra-terrestre. L’action se déroule sur le plancher des vaches, dans les décors austères d’un cargo, puis d’un laboratoire scientifique, avant de s’orienter vers les paysages oniriques de la jungle équatoriale. Le réalisateur prend même le temps de nous conter une scène vaudevillesque où deux personnages masculins rivalisent pour séduire la même femme.

 

Toutefois, si Contamination est devenu quasiment culte, c’est grâce à l’audace de ses scènes gores, filmées dans un ralenti proche de l’arrêt sur image (effet très troublant) et sonorisées par une sinistre sirène. L’effet est vraiment très particulier. Ces effets, pourtant rudimentaires, sont miraculeusement réussis. Et même les acteurs sont corrects – j’ai dit corrects, pas « bons » !

Au final, on obtient un petit bijou bariolé, très inégal, très « port’nawak » et très sanglant (ça compte aussi) parfaitement jouissif !
Publié dans : Sékavis : Cinéma
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Lundi 19 octobre 2009 1 19 /10 /Oct /2009 01:00

Je commence par un film américain ultra-connu.

Steet Trash fait partie de ces films des années 80 devenus cultes par leurs excès ; on pourrait citer dans cette catégorie Ré-animator de Stuart Gordon ou Evil Dead de Sam Raimi. On est certes dans le gore, encore que depuis on a vu bien pire, mais avec une petite dimension supplémentaire. Car non content d’éclabousser la pellicule de sang multicolore, Jim Muro dresse le portrait d’une Amérique paumée, sans valeurs, et dont les exclus, minables et alcooliques, ne reculent devant rien pour s’assurer un peu de plaisir ou de confort.

C’est bien connu, pour relever la sauce dans un film d’horreur, rien ne vaut qu’une critique sociale, c’est l’école Georges Romero. Bon, pour tout dire, il n’y a pas réellement de critique ici, il s’agit avant tout de mettre en lumière la saleté, la méchanceté, et la cupidité des classes inférieures du pays le plus puissant et le plus riche du monde ! En 1987, c’était encore le cas !

Le portrait des clodos de Street Trash aurait de quoi faire hurler l’association qui s’en est pris au jeu Clodogame (à ce propos, n’hésitez pas à cliquer ici pour m’offrir une petite pièce !)

La réalisation n’est pas en reste. Jim Muro s’est démené comme un diable pour imprimer un rythme infernal à son premier (et unique ?) long métrage. Les plans sont inventifs, nerveux, les scènes gores particulièrement cartoonesques, et l’humour omniprésent, malgré l’aspect craspec, violent et méchant de l’univers exposé ! Le mauvais goût de certaines scènes est parfaitement assumé, les personnages n’hésitant pas à s’entre-tuer gratuitement, à s’humilier, à violer – même une morte, s’il n’y a que ça à se mettre sous la main !

 

Autant le dire, le pari était osé, et la réussite du film est certainement involontaire. Toujours est-il que Steet Trash atteint des sommets dans son genre, et continue de régaler, non seulement les amateurs de films gores, mais plus largement ceux qui apprécient le trash et le mauvais goût.

Publié dans : Sékavis : Cinéma
Un coup de Sékommentaire ? - Observer les 10 Sékommentaires
Dimanche 18 octobre 2009 7 18 /10 /Oct /2009 15:05

Pour le commun des mortels, un film "Z" est un navet, une bouse cinématographique. De ce point de vue, il serait difficile de comprendre qu'on puisse les apprécier.

 

Pourtant, il existe plusieurs types de films de séries Z... et ils ne sont pas tous inintéressants...

J'y vois 4 grandes catégories (pour mon article, je vais me focaliser sur les films d’horreur ou de SF) :

 

1 - le film à gros budget, ou à budget "normal" totalement raté. Le film n'avait pas vocation à être Z, mais il l'est devenu à cause d'un manque flagrant de temps, ou plus simplement, de talent. L'exemple le plus connu serait « Flash Gordon. » On peut rire devant ce genre de films... ils peuvent même devenir cultes par leur ridicule...

 

2 - le film volontairement Z : ce sont généralement des comédies plus que des films d'horreur. Les budgets sont très réduits, les scénarii sont volontairement débiles et outranciers. Certains films de cette catégorie sont devenus très célèbres, « Bad Taste », premier film de Peter Jackson (le Seigneur des Anneaux) en est un bon exemple. Ce genre de films peut parfois bénéficier de budgets plus importants et devenir des films de série B plus que Z : Atomik Circus (avec Vanessa Paradis), Brain Dead (encore Peter Jackson), j'en passe et des meilleurs... Certaines maisons de production en font une spécialité, une des plus célèbres étant Troma.

 

3 - le film à très petit budget, qui parfois, parvient grâce au talent de son réalisateur, à faire oublier son manque hurlant de moyens : « La nuit des morts-vivants », « Evil Dead », « Massacre à la tronçonneuse », sont des films à tout petits budgets qui ne doivent leur notoriété qu'à la qualité de leur réalisation... Ceux qui n'atteignent pas la notoriété peuvent rester honorables, la société Uncut Movies en distribue d'excellents exemples...

 

4 - le film à petit budget, produit pour le chiffre, sans idées et sans talent... cette catégorie est certainement la plus importante. Ces films-là ne sortent jamais au cinéma. Ils sont vendus directement en DVD - on en trouve à 1€ ! Les réalisateurs sont souvent anonymes, et on comprend pourquoi... Ces films sont souvent sans intérêt, et on ne peut même pas en rire tellement ils sont ennuyeux... Quoique, certains font rire uniquement avec leur jaquette, leur titres ou leur casting, j'en veux pour preuve ce magnifique "Alienator" qui illustre mon article. D'ailleurs, il faut à tout prix cliquer sur le lien pour visionner la critique de Nanarland !

 

Les films des catégories 2 et 3 font mon régal... et tant pis s'il sont parfois mal fichus, mal joués ou mal écrits. Quand je sens que le réalisateur a de l'idée, et qu'il parvient à imprégner son film de sa passion, ça passe... on peut parfois découvrir à bas prix de petits bijoux.

 

Et cette semaine, je vais vous en présenter quelques uns…
Publié dans : Un coup de Sékateur : Divagations - Communauté : Aliens, zombies et dinosaures
Un coup de Sékommentaire ? - Observer les 8 Sékommentaires
Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 21:31

Vous êtes l’ex-femme d’un prévenu accusé du meurtre de deux femmes, qui est parvenu à s’échapper, et défraye la chronique grâce à sa science du camouflage et vous avez du mal à boucler les fins de mois ?

C’est simple, écrivez un livre !

Un livre pas trop gros, pas la peine de gaver les zozos, un petit livre de témoignage tout simple dans lequel vous descendez gentiment votre ex-conjoint, mais sans jamais prétendre qu’il est réellement coupable des faits qui lui sont reprochés, parce qu’autrement, ça ferait vraiment trop s.. enfin je veux dire, trop vilaine !

Et voilà, un nouveau succès de l’édition, et plein de sous-sous en proche pour vous, madame ! 

Publié dans : Un coup de Sékateur : Divagations
Un coup de Sékommentaire ? - Observer les 16 Sékommentaires
Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 08:00

Qu’on arrête de dire que le problème, c’est Jean Sarkozy ou le « népotisme »…

Ce n’est pas vrai.

Les exemples de fils à papa qui suivent les traces de leur(s) ascendant(s) sont légion. Ne parlons pas du show-biz ! Ils sont combien les Brasseur, déjà ? Et Jugnot, c’est pas son fils qu’il fait jouer dans son dernier film ? Dario Argento a confié des premiers rôles à sa fille alors qu’elle n’était pas majeure ! Même les écrivains, activité qui nécessite pourtant – en principe – un minimum de talent, ont réussi à « caser » leurs rejetons dans le même créneau ! C’est même le principe des entreprises dites « familiales » ; bon c’est vrai que les oligopoles ont tendance à les désintégrer, mais bon, dans le principe, il s’agit de boîtes qui se transmettent de père en fils – et ça ne dérange personne ; prenons l’exemple des Leclerc…

En politique, c’est bien pareil, on trouve des fils à papa, et naturellement, les choses ont toujours été bien plus faciles pour eux que pour les autres candidats. Ensuite, c’est à eux de tirer leur épingle du jeu et de s’affirmer en tant qu’individu à part entière. La légitimité de ces « fils de » s’acquiert avec du temps et du travail. Certains n’y parviennent jamais (qui a dit Anthony Delon ?) Et puis, qui est venu dire que c’était pas normal de nommer Frédéric Mitterrand au rang de ministre de la culture, car il était le neveu d’un ancien président ?

Le problème, disais-je, ce n’est pas Jean Sarkozy. Loin de là. Et dans un autre contexte, on aurait sans doute trouvé attendrissant qu’il booste autant son ascenseur social (qui est semble-t-il en panne pour beaucoup d’autres !) Le vrai problème, c’est le père, le bien nommé Nicolas Sarkozy. Oui, je donne le nom, j’ai peur de rien !

Nicolas Sarkozy ne fait pas népotisme (je hais ce mot !) non, il fait de la couture. Il drape la république d’une couverture qui lui assurera à lui et à ses proches des lendemains glorieux !

Chaque poste clé dans cette république est confié à un proche : les grosses boîtes (France Télécom), l’administration judiciaire (source : un excellent papier de Marianne), le patron de France Télévision… son fils n’est que la goutte qui fait déborder le vase. Le brave en prend plein la tête, mais c’est pas grave, dans quelques jours, un nouveau buzz étouffera l’affaire et le 4 décembre, il sera élu sans problèmes. Fin de l’histoire…

Le monarque est intouchable, sa volonté est omnisciente et omnipotente. Baissez la tête, petites gens. Vos voix ne seront pas entendues…

On dit déjà que le père prépare le fils pour 2017, pour sa succession (car il sera réélu en 2012, bien entendu !)

Possible. 

Publié dans : Un coup de Sékateur : Politique - Communauté : Humeurs
Un coup de Sékommentaire ? - Observer les 25 Sékommentaires
Mardi 13 octobre 2009 2 13 /10 /Oct /2009 09:00

Quelques personnes ont trouvé opportun de saccager le centre-ville de Poitiers, le transformant en véritable terrain de guerre… Ils ont bien manœuvré, la police n’a rien pu faire pour les empêcher de passer à l’acte. On savait que des groupuscules allaient participer à un collectif anti-carcéral, mais on n’a pas mesuré le risque à sa juste mesure. Encore un préfet qui va sauter… ou peut-être pas !

En effet, même si ces agissements ne sont en rien politiques, ils auront sans doute des conséquences politiques.

Quelles que soient les motivations réelles de ces olibrius, ils ne revendiquent rien de particulier en démolissant des vitrines et en taguant des murs (même si parmi les murs, il y avait un bâtiment chrétien, ô mon Dieu, grand blasphème, les braves gens ont déjà identifié la religion des fauteurs de trouble !) Non, ils peuvent se réclamer de l’ultra-gauche, il n’y a rien de politique à détruire du verre et salir du béton. Ca va faire fonctionner les assurances, ça va renouveler le paysage urbain… médiatiquement et financièrement parlant, ce n’est pas forcément une mauvaise affaire (sauf pour les habitants, car le maire aura une bonne raison d’augmenter la taxe d’habitation !)

Donc, effet zéro politiquement parlant pour les méchants.

Par contre, effet très positif pour… ceux qui peuvent en tirer profit. Et qui sont ceux qui peuvent en tirer profit ?

Réfléchissons un peu…

Quand la violence déferle, que les statistiques de la délinquance augmentent, que les faits divers mettent en lumière les trafics et agissements de nos amis des « cités », que se passe-t-il ? On balance un discours sécuritaire et on pousse le bon citoyen, inquiet, à voter à droite.

J’en connais un qui s’est fait élire président de la république française avec cette technique. 

Alors, groupuscules d’extrême-gauche, anti-capitalistes, machin truc bidule chouette ! Ouais, ouais, ça peut être n’importe quoi, de toute façon, c’est encore l’UMP qui va se goinfrer !

 

Ca appartient à quelle région Poitiers, déjà ? Ce ne serait pas le Poitou-Charentes, fief de Ségolène Royale ?

Publié dans : Un coup de Sékateur : Politique
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 20:54

La France a battu les îles Féroé… Ouais… Super… Génial…

Pffffffffffffffffffffffffff !

Ils peuvent pas perdre une bonne fois pour toutes ! On en parlerait plus !

On va devoir encore devoir se taper combien de matchs « de la dernière chance » ?

Y’en a marre…

Bref…

Ce que je retiens, c’est que les joueurs des îles Féroé auront du temps libre pour leur fête annuelle, durant laquelle ils (pas les joueurs, les habitants !) massacrent des centaines de dauphins…

Publié dans : Un coup de Sékateur : Divagations - Communauté : Humeurs
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Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 15:55

Voilà un prix Nobel de la Paix qui aura étonné tout le monde, y compris l’intéressé.

Barack Obama a très humblement déclaré qu’il ne pensait pas mériter cette distinction, et d’être comparé à ses prédécesseurs, bien plus impliqués dans la paix que lui.

Beaucoup se sont exprimés pour souligner l’apparente mollesse de son engagement pour la paix. On peut le constater, pas grand chose n’a changé dans le monde depuis son élection..

Cela dit, je pense vraiment qu’il a mérité son prix, non pas pour les résultats qu’il a obtenus, mais pour le changement de cap qu’il a opéré dans la politique étrangère de son pays.

Barack Obama ne va pas changer les Etats-Unis à lui tout seul. Il ne va pas non plus résoudre tous les conflits qui ensanglantent ce monde. Lui octroyer cette faculté, ce serait le reconnaître comme « maître du monde », ce qui est, il est vrai, une formule souvent employée, mais fausse. Il est suffisamment lucide pour savoir qu’il n’est pas le maître du monde, et que rien ne se fera sans une volonté de tous les chefs d’Etats concernés par le défi permanent de la paix dans le monde.

Est-ce prématuré de lui octroyer le prix Nobel ? Peut-être.

Est-ce une mauvaise chose ? En tout cas, pour lui, c’est une pression supplémentaire, comme s’il n’en avait pas suffisamment ! Le comité Nobel l’encourage à œuvrer toujours dans le sens de la paix ; ce qui va rendre délicate les gestion de certains conflits, le plus immédiat étant l’Afghanistan…

Publié dans : Un coup de Sékateur : Politique
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 09:42

Quand on me pose la question « quel est le plus beau cadeau qu'une femme puisse t'offrir ? » je réponds : « son cœur, bien entendu… suintant et fumant ! »

Et la petite Alice vient de me combler, au-delà de mes espérance. Son cœur déchiré et pétri de tourments palpite encore, malgré le drame qui a secoué le groupe en 2002.

 

Pour la petite histoire, Alice in Chains est un groupe mythique. Ils jouent du heavy métal au sens littéral du terme, c’est-à-dire du métal lourd. Ici, pas de solos aériens, pas de chœurs féminins, pas voix de fausset, pas de synthé gueulards, on est dans un métal lent, introspectif, sensible et… pas joyeux. Leur originalité vient de cette sombre attitude, tant dans le son des guitares, parfois étrangement déformé, ces tempos lents (mais pas doom, pour ceux qui connaissent !) et ces paroles sombres et désespérées. En seulement 3 albums – et encore, surtout deux –  et portés par l’émergence du grunge, ils sont parvenus rapidement à une consécration internationale. Ce n’est certes pas le groupe le plus connu de heavy, mais les amateurs du genre ne sont pas rares à lui vouer un culte.

 

En 2002, Layne Staley, junkie de son état, meurt d’une surdose et on pensait la petite Alice morte et enterrée avec lui. Layne Staley était le chanteur principal du groupe, il en était aussi l’âme. Son mal de vivre imprégnait les textes et les compositions du groupe. Leur 2ème album, Dirt, est un long trip qui commence en fanfare avec des morceaux courts et percutants, et qui sombre peu à peu dans le délire, avec des titres étonnants, originaux, pour se terminer avec des balades plombées d’émotion. Un album qui vous retourne la couenne !

Le 3ème album du groupe est sorti en 1995 et depuis, Jerry Cantrell avait débuté une carrière solo plutôt moyenne (je n’ai entendu que son 1er album, ce n’était pas transcendant) Est-ce parce que sa carrière solo patine que Cantrell a voulu reformer Alice in Chains ? Ou est-ce par ce qu’il pense que c’est son bébé, autant que celui de Staley (ce qui est vrai.)

Toujours est-il qu’après ces 14 années de pause « Black Gives Way To Blue » est sorti dans les bacs. Et que reste t-il de la petite Alice ? Est-elle toujours shootée, déambulant dans les couloirs déformés d’un hôpital hanté de clown agressifs ? L’univers très « Roald Dahl » est-il toujours aussi tangible, l’émotion est-elle toujours aussi poignante ?

La première réponse, à l’écoute de ces onze chansons, c’est non. Non, Alice in Chains ne fait plus vraiment une musique tourmentée. L’émotion ne prend plus l’auditeur à la gorge.  Staley a disparu, et la musique s’est apaisée, assagie… Pourtant, au fil des écoutes, le miracle se produit. Et on comprend que la petite Alice avait en réalité deux cœurs, et que c’est ce deuxième cœur qui pulse au travers des titres, plus classique et traditionnels, de ce « Black Gives Way To Blue »… Abandonnés les cauchemars de « Dirt » et de « Aline in Chains » ! On revient au heavy métal qui tâche, celui de « Facelift », on remonte le temps jusqu’en 1990… sans pour autant oublier le style. Car le son de ce 4ème album est bien celui de Alice in Chains. Il n’y a pas à se tromper. Et le talent de composition est toujours là, c’est le plus important.

 

« Black Gives Way To Blue » est donc un album de heavy métal traditionnel, lent et introspectifs. Les titres les plus rock sont très bons, mais comme souvent avec ce groupe (il suffit d’écouter leur mini-album de balades, « Jar of Lies » pour s’en convaincre !) ce sont les titres les plus lents qui retiennent l’attention. Doux sans être mièvres, ils aèrent parfaitement l’album, lui conférant une cohésion assez rare.

Au final, c'est une réussite. Pas un seul titre faible. Une ambiance calme, reposée et parfois encore un peu étrange. Ce n’est certes pas l’œuvre la plus réussie du groupe, mais il reste largement au-dessus de ce qui se fait dans le genre en ce moment.

 

La petite Alice n’a pas vraiment changé, elle s’est assagie et a renoué avec ses racines, sans doute pour mieux négocier le reste de son parcours .

C’est tout ce que je lui souhaite. 

Publié dans : Sékavis : Musique
Un coup de Sékommentaire ? - Observer les 7 Sékommentaires
Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 17:19

Le nombre de morts sur les routes augmente depuis août, de façon significative.

Qu’en est-il donc de cette politique de répression à tout crin, qui était censée nous apprendre à mieux conduire ?

Je ne dis pas que l’effet est réduit à néant, mais force est de constater que la poudre que ce gouvernement d’autruches nous a jeté aux yeux commence à se dissiper.

L’effet s’essouffle, vite ! installons de nouveaux radars !
Publié dans : Un coup de Sékateur : Politique
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 20:27

Je n’ai pas vu le film de Nicolas Hulot, mais je suis sûr que c’est très intéressant. Les extraits diffusés à la télé sont éloquents. Les images frappent, le discours interpelle. Je suis persuadé qu’il est sincère, d’autant plus qu’il semble s’engager politiquement.

Mais que veut-il réellement en diffusant un film dans un pays presque totalement acquis à la cause écologique ?

En effet, je connais peu de gens qui se fichent totalement de l’écologie. On peut très bien ne pas voter Vert et avoir un comportement anti-gâchis, anti-pollueur, juste par éducation ou conviction personnelle. Et je pense vraiment qu’en France, nous sommes de bons élèves.

Le film de Hulot est-il voué à être diffusé en Chine, aux Etats-Unis, ou en Inde ? Je n’ai pas l’impression.

Alors, mis à part faire culpabiliser les braves gens, les terroriser, les écœurer, je ne vois pas trop l’intérêt de créer un nouvel écolo-séisme franco-français. Prêcher des convertis ne me paraît pas très pertinent. On prend plutôt le risque de les dégoûter de l’écologie.

Publié dans : Un coup de Sékateur : Divagations - Communauté : Humeurs
Un coup de Sékommentaire ? - Observer les 13 Sékommentaires
Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 21:31

L’actualité est parfois troublante, tout comme les réactions qu’elle génère de la part de certaines castes.

Il y a peu, j’en parlais dans un article, un malade mental fraîchement libéré après avoir purgé une peine de prison pour des faits qui justifiaient un suivi médical, a enlevé et assassiné une joggeuse. On a beaucoup parlé de la nécessité de « mieux suivre ces gens », de les castrer chimiquement pour éviter qu’ils ne récidivent. L’idée fait son chemin, et ceux qui n’ont jamais récidivé peuvent commencer à trembler…

Nous avons dans le même temps un grand monsieur du cinéma qui est arrêté en Suisse pour avoir, il y a 32 ans de cela, violé une gamine de 13 ans. Là, on crie au scandale, il faut libérer au plus vite le grand monsieur du cinéma ! Bon, il faut avouer qu’il n’a pas tué la fille et que la fille en question semble avoir pansé ses plaies elle-même. Mais bon, il y a les faits…

Maintenant, nous avons les écrits de notre ministre de la culture qui ressurgissent. Il expliquait dans une autobiographie, son excitation à l’idée de pratiquer le tourisme sexuel dans un pays qui ne le condamne pas. Du côté des opposants, on s’insurge, on demande la démission, et l’autre on crie à la manipulation.

Et il n’y a pas si longtemps, c’est le chef de file des Verts qui était cloué au piloris par le sieur Bayrou – mais là, les faits étaient trop légers, il n’a été que très peu suivi !

Toutes ces affaires me font penser à un auteur que j’ai découvert cet été, et que je regrette de ne pas avoir lu plus tôt, je veux parler du Marquis de Sade.

J’en ai également parlé dans un autre article, mais je tiens à y revenir.

Sade décrit une société corrompue jusqu’à la moelle, qui protège ses hauts dignitaires, qu’ils soient civils ou religieux, tous aussi compromis, criminels et menteurs les uns que les autres et qui laisse sur le bord du chemin les vertueux, les faibles, les démunis, en les offrant en pâture aux premiers, via l’exploitation (sexuelle ou autre.)

En voyant ces hommes, plus ou moins bien placés, soumis à leurs vices, et les autres, probablement soumis aux mêmes vices (ou à d’autres), qui les condamnent sans frein, je me dis que l’hypocrisie a de beaux jours devant elle. Et quand je vois les amis des plus puissants user de leur influence pour leur venir en aide, je me dis que l’impunité tant décriée par Sade – notamment chez les religieux, déjà ! – a encore de beaux jours devant elle.

Plus on prend du recul, plus on se dit que le plus innocent, c’est certainement celui qui est malade – au moins, il a une bonne excuse. Manque de bol, c’est celui qui a commis les pires abominations… aux yeux des vertueux, il mérite la mort !

 

Publié dans : Un coup de Sékateur : Réflexions - Communauté : j'aime pas les humains!
Un coup de Sékommentaire ? - Observer les 20 Sékommentaires
Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /Oct /2009 21:28

 

La jamais contente est le nom de cet engin, crée par un fou nommé Camille Jenatzy... 
Mais c'est quoi ? me demanderez-vous.
Un long suppositoire, une ogive nucléaire, un kayak sous-marin ?
Que nenni !



Il s'agit du premier véhicule électrique. Il a été crée en 1899.
 
La preuve en images !


Cette innovation (enfin à l'époque !) sympathique est exposée au musée du véhicule ancien de Compiègne, dans l'Oise.

 

 

Publié dans : Sékinfos culturelles
Un coup de Sékommentaire ? - Observer les 9 Sékommentaires
Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /Oct /2009 20:40

Paradise Lost revient avec un nouvel album typique de leur œuvre, qui renoue avec brio avec ses propres racines.

Pour bien situer ce groupe, sachez que Paradise Lost œuvre dans le métal (ou rock) gothique depuis environ 20 ans. On peut même dire qu’ils ont fait partie des pionners de ce genre qui, il faut bien l’avouer, est difficile à définir. Le métal gothique n’est pas un genre extrême, il n’est ni brutal, ni violent, et il n’est pas non plus « pop », même si en fonction des groupes, il peut pencher vers l’une ou l’autre de ces attitudes…

Disons simplement qu’il s’agit dans la plupart des cas de heavy-rock aux ambiances tristes et désespérées.

Le métal gothique n’est pas simple à définir, mais pour ceux qui souhaitent vraiment se familiariser avec ce genre, je pense pouvoir affirmer que Paradise Lost est LE groupe qu’il faut découvrir. En effet, leur style musical, en plus d’avoir posé les jalons du genre, s’en est imprégné au point d’en représenter la substantifique moelle…

Je veux dire par là, que le temps passant, après que le genre se soit décanté, Paradise Lost est resté la référence, notamment grâce à certaines œuvres dont je vais parler plus bas…

J’exagère peut-être, mais quand je vois les groupes estampillés "gothique", bien souvent du heavy atmosphérique à chanteuse, pas gothique plus d’une ou deux minutes par album, j’ai envie d’exagérer. Le « vrai » gothique n’est pas du Maria Carrey chanté par une pouf vêtue de noir, qu’on se le dise !

Les deux albums phares de Paradise Lost, les bien nommés « Icon » et « Draconnian Times », sont certainement surestimés par les fans de la première heure, mais ils n’en distillent pas moins de nombreux titres mémorables. Depuis quelques albums, le groupe tente avec acharnement de retrouver la sève qui faisait la réussite de ces deux succès.

Ils y sont déjà parvenus avec « Requiem », leur avant-dernier album, une œuvre magique, puissante et envoûtante à la fois. Je serais tenté de dire qu’ils ont même surpassés les deux références, mais bon, on peut ne pas être de mon avis…

Alors que vaut « Faith divides us – death unites us », en dehors d’un titre formidable ?

Il vaut à peu de chose près les « Draconnian Times », « Icon » et « Requiem » précédemment cités. L’album en est la parfaite continuité.

Sans doute moins immédiat, avec moins de tubes que Requiem, il est cependant d’une superbe cohérence, avec des titres très langoureux, d’autres très vigoureux (notamment le fabuleux « Living With Scars ».) Les connaisseurs du groupe reconnaîtront immédiatement leurs riffs lancinants et se régaleront de cette voix tantôt douce, tantôt dure parfaitement maîtrisée. Pas une seule fausse note à l’horizon.

Peu de surprises cependant, le groupe ne prenant strictement aucun risque – si ce n’est celui de la redite, mais des redites comme celle-là, on en redemande !

Publié dans : Sékavis : Musique
Un coup de Sékommentaire ? - Observer les 7 Sékommentaires
Dimanche 4 octobre 2009 7 04 /10 /Oct /2009 22:19

L’imposition des indemnités d’accidents du travail pour motif affiché « d’équité sociale » me fait penser à du nivellement par le bas.

En effet, je n’ai pas tous les exemples en tête, mais avec les régimes spéciaux de retraite, on nous avait déjà fait le coup. Il fallait les réformer, parce qu’il n’est pas normal dans ce pays, que certains partent à la retraite à 55 ans alors que d’autres doivent attendre 60 ans.

Ouais, peut-être ! N’empêche que personne ne s’est hasardé à proclamer que la justice aurait pu consister à faire partir tout le monde à 55 ans ! Ca marche forcément dans l’autre sens !

Ne plus imposer les indemnités journalières maladie n’aurait pas manqué de panache… Et puis ça aurait pu alléger l’affreuse injustice du bouclier fiscal.

 

Que je sache, les indemnités de sécurité sociale sont des revenus de remplacement partiels. On perd de l’argent en étant malade ou accidenté. Et on ne prend pas de vacances, pas même les fonctionnaires, contrairement à ce que certains pensent. 

Oui, j'aime l'utopie, parfois... 

 

Publié dans : Un coup de Sékateur : Politique
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  • : Oui, bon, littérature, c'est vite dit. Y'aura de tout ici, mais c'est vrai que j'aime lire et écrire, donc, disons littérature. Je m'intéresse beaucoup à l'actualité, aux questions de société, à la musique métal, au cinéma, et j'apprécie particulièrement un genre spécial : l'horreur ! Je dois être un peu bizarre... Ne vous étonnez pas de trouver de l'humour noir, de l'ironie ou du mauvais goût dans mes articles...
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