J'aime bien Neil Marshall, même si depuis son gros succès, The Descent, il accumule les bides.
C'est un bon réalisateur, peut-être pas un génie, mais il connaît bien la culture bis, et il lui rend hommage de belle façon, au travers de son œuvre. Doomsday est par exemple un bon concentré de bisseries estampillées années 80.
Centurion débute vraiment très bien. Les images de pleine nature sont belles, l'action est captivante. Les costumes, l'ambiance, le casting, tout est l'avenant, rien ne cloche, on est loin des péplums des années 60, avec des décors en carton-pâte.
On suit avec plaisir les aventures de ce général romain, capturé par une tribu Picte au cours d'une embuscade. Les quelques survivants de la bataille vont se lancer à sa recherche. Ça, c'est la première partie. Presque un sans faute. C'est vivant, tragique. Les scènes de combat ne sont pas trop nombreuses (j'avoue que ça me soûle !) Du tout bon !
Ensuite, on entre dans le principe de la chasse à l'homme et le scénario devient de plus en plus faiblard. Le rythme retombe. Dommage.
Centurion est un film d'aventures antiques, qui m'a fait passer un bon moment. Je regrette ce final trop... bah... trop... non, je ne le dirai pas au risque de dévoiler des choses, disons qu'il m'a irrité. C'est néanmoins un bon film, d'autant plus, je l'ai dit, que les paysages sont magnifiques ! La nature est belle, et à mon avis, mieux vaut la voir au cinéma que la supporter au quotidien. Il s'agit tout de même du nord de l'Angleterre (brrr!)