Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 20:00

Possessed.jpgIl y a quelques années, un film japonais, Ring, marquait le départ d’une vague fructueuse dans le cinéma asiatique, le film de fantôme à longs cheveux noirs… c’est même devenu un genre à part entière !

Force est de constater que les scénaristes asiatiques ont épuisé le filon, et qu'il ne reste plus grand chose de cette vague…

Possessed arrive en queue de peloton. Et sans doute dans l’espoir de se renouveler, le réalisateur va soigneusement éviter le fantôme à longs cheveux noirs.

Dans son film, il nous propose une histoire de possession démoniaque (d’où le titre !)

Sauf que le renouveau du style asiatique que l’on serait en droit d’attendre tourne court. Ok, le film ne ressemble pas à un produit américain, calibré pour un public affamé de pop-corn… Seulement, ce n’est pas parce qu’on découpe un scénario façon puzzle, que ledit scénario est original… et là, point d’originalité !

Lee Yong-Lu semble avoir rendu un vibrant hommage au cinéma américain des années 70, et notamment l’exorciste et la malédiction…

Tout y est : les événements surnaturels sans queue ni tête (constante nécessaire dans les films axés sur le surnaturel, mais qui dans la plupart des films asiatiques, trouve une certaine logique, absente dans ce long métrage), le vomi (référence un peu gratuite), les yeux rouges… Voilà. Le drame intimiste qui est toujours à l’origine de tout dans les films asiatiques est bien présent. On suit cette enquête avec impatience, le temps s’allonge, ça n’en finit pas !

Bref, c’est la fin d’un cycle pour le cinéma asiatique (ici, le film est coréen) et ce film-là est tout juste passable…

106 minutes 

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Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 08:00

moon-movie-poster.jpg Imaginez.

Un brin d’utopie, ça ne fait pas de mal.

Une énergie propre a été découverte sur la Lune.

Elle subvient aux besoins en énergie de la Terre à hauteur de 70%.

Grâce à elle, plus de trou dans la couche d’ozone, plus de réchauffement climatique, plus de taxe carbone !

Le paradis…

Et sur la Lune, un seul homme est chargé de veiller au bon fonctionnement de la centrale d’extraction de cette précieuse denrée. Cet homme s’appelle Sam Bell. Cela fait 3 ans qu’il travaille dans cette station. Son contrat se termine bientôt. Il va retourner sur Terre.

Sa femme l’attend. Sa fille également.

Mais voilà, un accident va contrarier son petit univers, et bientôt, deux Sam Bell vont devoir cohabiter dans cette station…

 

Moon est un huis clos d’anticipation un peu métaphorique, qui propose indirectement, une critique de notre économie actuelle. Pris au premier degré, on pourra regretter certaines incohérences, mais pour bien comprendre le film, il est nécessaire de se situer à un niveau plus intellectuel, plus satirique.

 

Un bon film, au rythme assez lent (mais c’est la situation qui veut cela) et formidablement bien interprété…

97 minutes 

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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 20:00

no-do-ba8aa.jpgLe succès de l’Orphelinat fait des envieux en Espagne. En tout cas, c’est l’impression que j’ai eue en voyant les deux films espagnols en compétition à Gérardmer. Hierro parle de disparition d’enfant, et les témoins du mal parle de fantômes d’enfants. Le lien avec l’Orphelinat paraît évident.

Pourtant, les témoins du mal ne ressemble pas l’Orphelinat ou Hierro. On est plus proche d’Amytiville ou Poltergeist – surtout Poltergeist, d’ailleurs, car le final est très ressemblant.

Les témoins du mal parle d’une maison hantée par des crimes perpétrés, semble-t-il, par des ecclésiastiques. Les phénomènes surnaturels se succèdent jusqu’à ce qu’un curé, comprenant l’enjeu, décide de prendre les choses en main.

Ce film n’est pas mauvais, il s’inscrit avec beaucoup de profondeur dans l’histoire de l’Espagne, mais on navigue malgré tout en terrain connu, les maisons hantées, les phénomènes étranges, les visions, les fantômes, etc, c’est vu et revu – et le final est un peu trop « too much » à mon goût.

Sympa, mais pas suffisamment original

90 minutes 
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 08:00

la_horde_mb02.jpgGrosse sensation dans la salle !

Enfin un film de zombies à la française !

Tout le monde l’attendait, et pour ma part, je n’ai pas été déçu. L’ensemble du public non plus, d’ailleurs.

Devant un tel film, il ne faut pas bouder son plaisir.

La Horde, c’est pas du cinéma d’auteur ! C’est un gros délire conçu pour plaire à un certain public, et qui fait mouche, justement car la démarche est sincère.

Côté scénario, c’est évidemment du déjà vu. J’ai beaucoup pensé à REC car l’action se situe dans un immeuble. Sauf que là, il ne s’agit pas de pompiers, mais de bandits et de policiers. La confrontation humain/humain va vite tourner en confrontation humain/zombies… et là, chacun devra oublier ses haines pour lutter contre la menace commune…

Rien de nouveau sous le soleil. D’ailleurs, c’est peut-être à cause de cela que les réalisateurs n’ont pas hésité à en faire beaucoup (voire trop, peut-être.) Le trajet des personnages fait beaucoup penser à un jeu vidéo. La fine équipe trouvera un allié de poids, un vieux briscard, vétéran de la guerre d’Indochine, superbe second rôle, qui va leur apporter un soutient délirant.

Tous les acteurs sont bien dans leurs rôle, même la femme flic pourtant filiforme, qui défonce un zombie à mains nues ! Les combats sont extrêmement bien filmés. Les fusillades sont légion. On est vraiment au cœur d’une action furibarde, le second degré n’est jamais loin, et honnêtement, on s’amuse !

 

Après Frontières, qui n’inventait rien non plus et reprenait dans les grandes lignes le scénario de Massacre à la Tronçonneuse, les français proposent un film d’horreur ultra-référentiel, parfaitement jouissif. C’est pas la révolution, mais ça fait du bien par où ça passe !

97 minutes 

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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 20:00

Hierro.jpgLe fils de Maria disparaît mystérieusement, alors qu’elle voyage sur un ferry. La pauvre maman, décontenancé, ne croit pas qu’il a plongé dans l’eau. D’ailleurs, quand quelques mois plus tard, la police l’appelle pour qu’elle identifie le corps d’un enfant qui a été retrouvé dans les eaux, elle ne le reconnaît pas et remonte la piste d’un éventuel enlèvement.

Ce film décrit avec une certaine poésie la recherche désespérée de cette mère. Dans l’ensemble, c’est beau, assez touchant, même si pour ma part, j’ai trouvé le temps long…

Le problème, outre le rythme, c’est que l’on comprend assez vite les intentions du réalisateur. Donc, la surprise tombe à l’eau, si je puis dire ! (ah, ah, ah)

Reste que cette enquête se suit gentiment, avec une certaine torpeur, jusqu’à la fin où nous assistons à un combat de maman dans une caravane – je ne sais pas si le réalisateur a pensé à Kill Bill mais moi oui !

Sympa, mais ce film cherche un peu trop à suivre les sillons creusés par l’Orphelinat, il y a deux ans…

92 minutes 

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Dimanche 7 février 2010 7 07 /02 /2010 08:00

amer.jpgCe film est presque impossible à noter, tellement il est étrange et bouscule les habitudes des cinéphiles. C’est sa plus grande qualité, mais pas la seule. Les réactions pendant et à la fin de la projection confirment ce sentiment. Il est rare que des gens quittent la salle pendant le film, et là ils sont partis par groupes entiers ! Après les film, les spectateurs étaient globalement agacés, furieux, consternés, bref rien qui ne laisse penser que ce long métrage mérite le coup d’œil.

Et pourtant, Amer mérite le coup d’œil. Un coup d’œil appuyé, analytique, certes, mais quand même. Ne pas reconnaître les qualités d’une œuvre aussi bizarre, serait une erreur que je ne commettrais pas !

 

De quoi parle Amer ? On ne sait pas vraiment. Le film rejoint un peu l’univers abstrait d’un David Lynch. D’ailleurs, plus j’y pense et plus je vois une certaine ressemblance avec Eraserhead, car même si les scènes oniriques, métaphoriques sont nombreuses, le fil rouge apparaît clairement.

En tout cas, moi j’ai cru comprendre le fil rouge d’Amer, et c’est peut-être pour cela que je ne suis pas sévère avec le film.

Le scénario suit le parcours d’une femme, à trois époques de sa vie, enfance, adolescence et enfin à l’âge adulte…

Le travail visuel est étonnant, et totalement référentiel. Tous les giallos des années 70 ont été singés, plus ou moins grossièrement.

Le film est très haché, je dirais même qu’il fonctionne par séquences. L’ouverture montre une scène mystérieuse, avec une femme qui pourrait être une sorcière. La seconde scène très lumineuse, décrit le trajet de la jeune ado avec sa mère, qui se rend chez le coiffeur (?) et la troisième scène montre la femme qui retourne dans la maison de son enfance…

La deuxième séquence, avec cette musique très aérienne, m’a fait penser à un film de cul soft. La jolie ado est filmée avec une sensualité très érotique… et il en est de même pour la femme qu’elle deviendra dans la troisième séquence. L’érotisme est, je pense, la clé de ce film, bien plus que l’aspect « giallo », qui n’est finalement qu’un vêtement qui couvre les intentions réelles des réalisateurs (enfin, je pense !)

Le final au rasoir a semble-t-il, réveillé quelques-uns des courageux qui étaient restés jusqu’au bout…

 

Et là, vous allez me demander : « mais si le film est si intéressant, pourquoi la note est-elle si dure ? »

Si, si, si, je sais que vous alliez le demander !

 

Je suis vache dans ma note car pour moi, un film n’est pas seulement une œuvre personnelle, qu’on fabrique pour soi. A la limite, s’ils voulaient faire joujou avec leur caméra, les réalisateurs auraient pu garder leurs images sur leur petit disque dur, et ne pas chercher à nous les faire subir. C’est bien joli de maîtriser les éclairages, de faire des expérimentations, sur ce point ils pourraient obtenir une note de 5,9, mais quand on propose un long métrage au public, il est essentiel (c’est mon avis, et je sais que certains cinéphiles ne seront pas d’accord) de rendre le film agréable au public. J’ai beau avoir compris la démarche artistique, le film dans son ensemble est trop impénétrable, trop « art et essais » avec des scènes franchement ennuyeuses, agaçantes, pour qu’au final, on soit charmé par ce qu’on a vu.

Que l’ensemble soit cohérent, ok, peut-être, mais un film qui me gonfle pendant une heure et demie, même s’il est maîtrisé, n’a aucune raison d’inspirer mon enthousiasme.

J’appelle ça de la branlette cinématographique. 

Je tiens à préciser que ce film, même s'il n'apparaît pas dans le palmarès officiel du festival, a été distingué par le Jury, par un prix spécial du "film le plus intriguant du festival"... ce qui est logique, du moins dans la dénomination, et qui prouve également que les membres du jury ont su déceler les qualités intrinsèques de ce film... 

90 minutes 
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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 20:00

Rue-des-Ormes.jpgEric Tessier n’en est pas à son premier essai. Il y a quelques années, il avait déjà présenté un film à Gérardmer, « Sur le seuil », film basé sur le surnaturel, le mystique, assez glauque mais torpillé par un casting pas vraiment adapté… sans compter les expressions et l’accent québécois, qui ont largement œuvré pour massacrer les bonnes intentions du projet…

 

Ici encore, il situe l’action de son film dans son Québec chéri. Conscient que la façon de parler va peut-être nuire au plaisir du spectateur, le réalisateur a lui-même prévenu la salle, dans une intervention assez bienvenue et amusante. Force est de constater que pour ce film, le style Québec n’est pas gênant, l’humour étant souvent présent, contrairement à « Sur le seuil. »

 

5150, rue des Ormes, c’est une adresse, l’adresse d’une famille bon chic bon genre, très catholique, où un jeune homme, étudiant en école de cinéma, va se réfugier suite à un problème de bicyclette… il ne pourra plus en sortir…

L’idée de présenter une famille franchement inquiétante dans un quotidien ordinaire, était d’emblée géniale. Ici, pas de ferme isolée au milieu du désert, nous sommes dans un pavillon très convenable, planté au milieu d’un terrain gazonneux, classique, bon chic, bon genre, je l’ai déjà dit…

Le huis clos tourne au combat psychologique entre le jeune séquestré et le père de famille. Le scénario est vraiment bon, il y a toujours un événement logique, une situation plausible, qui relance l’intérêt Tout n’est pas parfait, bien sûr, plus l’histoire avance et plus le projet du père de famille devient ahurissant – et donc, invraisemblable… mais le ton du film, léger sans être vraiment humoristique, fait passer la pilule et on s’amuse bien.

Un bon huis clos, bien fun !

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Samedi 6 février 2010 6 06 /02 /2010 12:48

Gerardmer2010 Le festival du film fantastique de Gérardmer, Fantastic’Art, s’est déroulé du 27 janvier au 31 janvier 2010.

Cette année, il fut honoré par la neige, qui tomba du jeudi au dimanche presque sans discontinuer. Avec quelques éclaircies, soyons honnêtes. Bref, la neige, ça vaut mieux que la pluie quand on est dans les files d’attentes. Donc, d’un point de vue technique, c’était plutôt un bon cru.

Les films ? Quoi, les films ?

Oui, d’accord. 8 films étaient en compétition cette année, pour la 17ème édition du festival. Pour vous situer l’ambiance, un intermittent du spectacle, qui a connu l’époque Avoriaz, m’a expliqué que le festival irait jusqu’à sa 20ème année, pas au-delà… avis au financeurs, s’il y en a qui passent par là…

Bref, Fantastic’Art n’est pas un festival bling-bling, un festival qui sent le fric à plein nez, loin de là. On peut s’en réjouir (et je m’en réjouis, d’un point de vue personnel) mais on peut aussi le déplorer, car ce que m’a raconté l’intermittent du spectacle (Chaplin pour ceux qui l’ont vu dans certains cafés) pourrait bien se produire… la ville est de moins en moins animée, les esquimaux offerts à chaque entrée sont de plus en plus petits, les invités de plus en plus inconnus… ça sent le sapin !

 

Le jury cinéma était composé de Valérie Benguigui, Douglas Buck, Stanislas Merhar, David Moreau, Xavier Palud, Anne Parillaud, Linh-Dan Pham, Florent Emilio Siri – vous les connaissez tous, n’est-ce pas ? Pour tout dire, moi qui ait assisté à toutes les séances où le jury était convié, je n’ai pas vu l’ombre d’une de ces têtes…

Par contre, j’ai vu le président, MONSIEUR John Mc Tiernan, c’est bien le seul. Les autres étaient peut-être là, je n’en saurais jamais rien…

Bref…

 

Les films étaient-ils bons ? Dans l’ensemble, ils n’étaient pas mauvais, c’est déjà ça. Nous avons évité les slashers à la mord-moi-le-nœud, les survivals à la mord-moi-le-nœud, les fantômes bridés aux cheveux longs à la mord-moi-le-nœud, ce qui n’est déjà pas si mal…

Par contre, nous n’avons assisté à aucune révolution, aucune remise en question du genre, aucun coup de cœur particulier, aucun prélude à une vague comme il y en a eu il y a quelques années pour les japonais, coréens et autres espagnols… non, rien de tout cela.

Fantastic’Art 2010 marque la fin de plusieurs vagues, et ne donne aucune perspective sur l’avenir, ce qui peut être une bonne ou une mauvaise chose, en fonction des sensibilités de chacun…

Je me souviens, il y a quelques années, les fantômes asiatiques, les survivals, les espagnolades avaient le vent en poupe, et se permettaient de revisiter les genres de ciné fantastique ou thriller sans grande révolution, mais avec une efficacité rafraîchissante.

Cette année, nous assistons plutôt à une fin de cycle, à la mort de ces vagues lucratives, d’un point de vue commercial et aussi artistique … celle des films de spectres asiatiques et de fantômes intimistes espagnols…

 

Cette année, sur 8 films en compétition, nous comptons 5 premiers films, signe que les réalisateurs accomplis ne comptent pas sur Gérardmer pour se trouver un public et une consécration… ce n’est peut-être pas plus mal, si les films sont bons. Et comme je l’ai déjà dit, les films ne sont pas mauvais, pas du tout.

Mais quels étaient les films en compétition, me demandez-vous ?

Les voici :

5150, rue des Ormes, de Eric Tessier (Québec)

Amer, de Hélène Cattet et Bruno Forzani (France)

Hierro, de Gabe Ibanez (Espagne)

La Horde, de Yannick Dahan et Benjamin Rocher (France)

Les témoins du mal, de Elio Quiroga (Espagne)

Moon, de Duncan Jones (Angleterre)

Possessed, de Lee Yong-Ju (Corée du Sud)

The Door, de Anno Saul (Allemagne)

 

Cette sélection a un grand mérite, elle est très éclectique.

Difficile de faire le lien entre ces longs métrages tellement ils sont différents (avec peut-être une petite nuance pour les deux espagnols, qui peuvent présenter des ressemblances, mais uniquement thématiques…)

Bref, il y en avait pour tous les goûts dans le genre…

 

Avec une petite polémique, autour de certains films.

Une réaction que je pensais révolue, morte avec le twist, mais qui s’est réveillée à l’occasion de certaines projections, notamment celle de Hierro…

Autant cracher le morceau de suite, prise au 1er degré l’intrigue de Hierro n’est pas surnaturelle. Donc, certains dans la salle ont crié au scandale et ont regretté la présence de ce film en compétition. Auraient-ils oublié les précédents ? Ce n’est pas nouveau qu’un film psychologique soit présenté comme un film fantastique, je pourrais en citer des centaines, des milliers…

Bref le débat était stérile, et j’ai également entendu pas mal de réserves sur l’opportunité de présenter Amer en compétition. Ok, Amer s’avouait d’emblée comme un hommage aux Giallos des années 70 (surtout ceux d’Argento) et donc faisait preuve d’un manque d’originalité thématique flagrant ; mais pourquoi lui refuser le droit de figurer en compétition, alors qu’il présente une approche du genre particulièrement personnelle et déroutante ? Amer est-il un giallo ? Je serais tenté de dire que non, et pourtant, il rend bien hommage au genre. Alors, Ok, le film vaut davantage pour sa technique que pour le plaisir de visionnage du spectateur, mais je trouve justifié de l’avoir mis en compétition.

 

Donc, parmi les 8 films en compétition, 5 ont obtenu un prix :

- Grand prix pour The Door de Anno Saul

- Prix du Jury pour Moon, de Duncan Jones

- Prix de la Critique pour Moon

- Prix du Jury Jeunesse de la région Lorraine, pour Possessed

- Prix du Public Est-Républicain-Vosges Matin, pour 5150, rue des Ormes

- Prix du Jury Syfy Universal pour La Horde

 

Personnellement, je suis plutôt satisfait de ce palmarès.

 

Voici les films présentés hors compétition :

- Dans ton sommeil, de Caroline et Eric du Potet (France)

- Cargo, de Ivan Engler (Suisse)

- Doghouse, de Jake West (Angleterre)

- Halloween 2, de Rob Zombie (Etats-Unis)

- Jeannot l’intrépide, de Jean Image (France)

- Metropolia, de Tarik Saleh (Suède)

- Nightmares in red, white and blue : the evolution of the american horror film, de Andrew Monument (Angleterre)

- Predator, de John Mc Tiernan (Etats-Unis)

- Splice, de Vincenzo Natali (Canada)

- Survival of the Dead, de George Romero (Etats-Unis)

- Viande d’origine française, de Tristan Schulmann et Xavier Sayanoff (France)

 

Je trouve que cette sélection hors concours, est assez intéressante, même si dans l’ensemble, la qualité est plutôt moyenne.

 

En effet, Dans ton Sommeil n’a pas convaincu grand monde, malgré ses qualités (réelles !), Cargo a beaucoup ennuyé, malgré un scénario dans le vent (écologique !), Doghouse a vraiment fait sensation tellement l’humour et le 2ème degré y sont présents, Halloween 2, la grosse déception de ce festival, culmine au raz des pâquerettes, Jeannot, je ne l’ai pas vu, Meropolia, film d’animation, n’est pas mauvais, même s’il manque singulièrement de rythme et d’originalité, Nightmares… est un documentaire très plan-plan, le fantastique moderne pour les nuls, si l’on peut dire, Predator, très bon mais vu mille fois, Splice démarre d’une idée alléchante, et se termine dans un déluge de violence bête et inutile, bref grosse déception, Survival of the Dead apporte une variation très western du film de zombie, assez réussie mais pas géniale par le maestro Romero, et Viande… documentaire bien fichu, très intéressant pour comprendre pourquoi le cinéma de genre français stagne et ne trouve pas les financements nécessaires à son développement…

 

Bon, ce festival ne présente pas de grands films, ce n’est pas le meilleur cru de la décennie, mais il n’y a rien de honteux dans ce que j’ai vu… disons que dans l’ensemble, ça manque de rythme. Heureusement qu’il y avait la Horde !

 

Critiques détaillées dans les articles qui viennent…

 

Pour mes critiques, je vais jouer le jeu de la notation. Cette notation se fera sur un critère « Festival de Gérardmer » et non pas sur un critère général. En effet, si je prends la grille de mon blog ciné préféré la Pellicule Brûle, aucun des films présentés ne dépasserait 4 toasteurs, et la plupart oscillerait entre 3 ou 4, ce qui n’est pas fameux. Je préfère affiner la note, et pour que ce soit vraiment très fin, je vais mettre 8 décimales.

 

Ainsi, tous les films seront notés sur 6,00000001… parce que j’ai envie !
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Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 08:00

Inglorious bastardsVoici le film qui aurait inspiré Tarantino pour son film presque éponyme (Inglorious Basterds)… Ce DVD actuellement disponible dans toutes les grandes surfaces, permet au grand public de découvrir l’un des plus fameux artisans du bis italien des années 70.

Evidemment, le film de Enzo G.Castellari n’a RIEN A VOIR avec celui de Tarantino. Le réalisateur américain, qui avait pourtant acquis les droits du film pour en faire un remake, a juste conservé le titre et la musique.

Pour le reste, on est à 100% dans le bis de l’époque, et c’est avec plaisir que je l’ai découvert, car c’est certainement le meilleur de son réalisateur, de tous ceux que j’ai pu voir à ce jour (les guerriers du Bronx I et II et les nouveaux Barbares.)

Il m’a fait penser aux films de Robert Lamoureux, sur la 7ème compagnie…

En français, le film s’appelle « une poignée de salopards », en référence au film de Robert Aldrich. Il raconte le parcours d’une bande de déserteurs, qui cherchent à se rendre en Suisse et qui au cours de leur voyage seront contraints d’accomplir des missions contre l’occupant Allemand. Ils gagneront au final leur réhabilitation, et seront considérés comme des héros. On flirte souvent entre comédie et action. Le film est rythmé, les personnages sont bien campés, plutôt bien joués. Certaines situations sont désopilantes (mention spéciale aux nymphes qui se baignent nues.)

Castellari a signé là une très bonne série B, et sur le DVD, on pourra trouver un entretien très intéressant entre Tarantino et Castellari.

Bon, je sais que je fais de la pub, mais franchement, pour le prix ça vaut le coup !

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Mercredi 3 février 2010 3 03 /02 /2010 08:00

lifeofbrianQui ne connaît pas les Monty Python ?

Au moins de nom…

Après des émissions de télé cultes, dont je n’ai jamais vu le moindre épisode, ils se sont lancés dans le cinéma avec succès. Et au fil du temps, certains des membres de la troupe se sont détachés du lot pour suivre des carrières solos intéressantes.

Je connais surtout Terry Gilliam, qui est devenu depuis un très grand réalisateur, ainsi que John Cleese, l’avocat inoubliable de « Un poisson nommé Wanda », film dont il a également écrit le scénario (tout comme Créatures féroces.)

La troupe au complet a commis trois longs métrages, Sacré Graal, la vie de Brian et le sens de la vie (ou quatre si on compte « And now for something completely different », amalgame de certains sketches télévisuels.)

Sacré Graal est mal fichu, avec un budget ridicule, mais il exhale une absurdité tellement irrésistible qu’on lui pardonne tout. Le sens de la vie est un peu inégal, c’est le principe du film à sketches, on ne comprends pas trop où ils veulent en venir, mais ce n’est peut-être pas plus mal. Certains moment sont devenus cultes : le cours d’éducation sexuelle, l’obèse qui explose dans un restaurant chic… bref, que du bon.

Mais le film qui est, à mes yeux, leur plus grande réussite, c’est « La vie de Brian. »

Ce film retrace la vie d’un homme qui est né le même jour que Jesus Christ, et qui sera pris bien malgré lui pour un prophète. Les Monty Pithon signent un film léger, souvent drôle, très rythmé, et intelligent. Oui, on peut faire de l’absurde intelligent.

Sans réellement écorcher les religions qu’ils évoque, ce film démontre à quel point il est stupide de vénérer un homme en abandonnant tout sens critique et de se laisser manipuler.

Leur propos est certainement un peu athée, puisque le principe même de la religion vise à adorer une figure divine, mais après tout, ils ont parfaitement le droit d’être athées !

Je parle de cela car je suis tombé de haut quand j’ai vu les bonus du DVD. On y voit la polémique qui a éclaté suite à la sortie de ce film, en 1979… et on se dit que les intégristes musulmans n’ont pas inventé la bêtise humaine, loin de là…

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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 08:00

There will be bloodJe ne connais pas du tout le travail de Paul Thomas Anderson, dont j’ai entendu beaucoup de bien, notamment pour son « Magnolia »… Cependant, avec ce There Will be Blood, il confirme tout ce que j’ai entendu de bien à son sujet.

Ce film est une merveille. J’aurais du mal à donner la liste des thèmes qui sont brassés par le scénario, et avec quelle force ces thèmes sont explorés.

Au travers d’un destin, le réalisateur raconte pratiquement l’histoire de l’humanité, et la corruption du système financier, avec la perte des valeurs morales, et tout le tremblement !

There Will be Blood raconte l’histoire d’un homme, sur plusieurs décennies. Cet homme, ordinaire, parti de rien, cherche du pétrole… et il en trouve. Aidé par certaines circonstances, il va faire fortune dans le forage pétrolier. Son succès sera tel qui recevra des propositions de financiers plus ou moins véreux, qui voudront s’emparer de ce qu’il a crée de ses mains.

Je ne raconte pas tout, ça dure 2h30, ce serait trop long !

Que ceux qui connaissent le film ne m’en veuillent pas d’évacuer la question religieuse, très importante dans le film, car j’aurais du mal à en parler sans tout raconter.

Paul Anderson raconte la vie d’un homme à qui tout réussit, et qui au fil des années, va développer une sombre misanthropie, difficile à concilier avec la vie en société ! Le pouvoir de l’argent est tel qu’il dissout l’humanité qui est en lui.

Quand le générique de fin apparaît, on se demande vraiment où est la réussite de cet homme… en tout cas, c’est ce que je me suis demandé. C’est ça le sens de la vie ?

Chef-d’œuvre, tout simplement…

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Samedi 30 janvier 2010 6 30 /01 /2010 08:00

Graine mulet 1Je ne suis généralement pas adepte du cinéma « vérité » ou « naturaliste », c’est-à-dire de ces films qui racontent le quotidien avec des gens normaux, des situations banales, pour porter un message émotionnel ou social… Et pourtant, j’aime le travail d’Abdellatif Kechiche.

Eh oui ! Sans effets spéciaux, sans effets du tout d’ailleurs, pas d’éclairages tarabiscotés, pas d’esthétisme particulier, juste des gens dans des décors naturels, des gens, j’ai bien dit, pas des acteurs. Ici, tout est naturel, et les acteurs nous font oublier qu’ils jouent tellement ils sont intégrés dans les situations du quotidien.

J’avais déjà beaucoup apprécié L’esquive, malgré l’emploi du langage (patois) des banlieues, que j’ai un peu de mal à supporter en temps ordinaire. C’est un film génial, qui parle avant tout de la difficulté d’exprimer et d’assumer ses sentiments. La vie dans les cités est évidemment évoquée, mais ce n’est pas le sujet. Et c’est là, je crois, la force de son cinéma. Abdellatif Kechiche parle de personnages vivant dans les quartiers dits sensibles, mais son propos n’est pas réellement de parler de ces banlieues.

Il renouvelle cette façon de faire avec La graine et le mulet, un très bon film, peut-être un peu long, mais je vais y revenir… Le personnage principal, un homme proche de l’âge de la retraite, est licencié car trop vieux et fatigué pour continuer à trimer dans le bâtiment. Il va tenter d’ouvrir un restaurant dans un bateau de récupération, en embauchant toute sa famille.

Le chemin pour parvenir au but sera semé d’embûches, à cause de l’administration française, mais pas seulement. Kechiche ne victimise pas son personnage, ne fait pas dans le manichéisme primaire : la société ne veut pas de toi, alors dégage ! Ce n’est pas la vérité, les choses sont bien plus compliquées.

Le film est très long, près de 2h25, et les trois deniers quarts d’heures exposent une très longue attente. Les invités de la soirée d’inauguration du restaurant attendent la « graine » et le spectateur aussi ! Ce parti pris est parfaitement compréhensible, mais du coup, le rythme du film s’effondre.

Mais que cela ne décourage personne d’aller jusqu’au bout du film, car pour nous aider à patienter, la charmante Hafsia Herzi nous gratifie d’une fiévreuse danse du ventre.

C’est là qu’on voit les richesses de l’orient, et ça n’a rien à voir avec cette foutue Burqa !

 

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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 08:00

BerrymanLa vision très récente d’un sympathique film de série Z, Smash cut, qui vaut le détour rien que pour la perruque dont on l’a affublé, m’a donné envie de reparler de cet acteur, dont beaucoup d’entre nous connaissent la trogne, mais rarement le nom, et encore moins la carrière.

Michael Berryman a joué dans un nombre incalculable de films d’horreur à petit budget, et il n’est pas nécessaire d’être expert en casting pour deviner qu’il le doit à son physique, plutôt hors du commun.

Ce brave homme, mal parti dans la vie en raison d’un syndrome de croissance, contracté dès la naissance, a dû vivre avec pas mal de handicaps : absence de système pileux, de glandes sudoripares, etc. Une opération visant à éviter que sa boîte crânienne ne broie son cerveau durant sa croissance, a rendu son crâne conique.

Il a envisagé de devenir vétérinaire, mais une insensibilité des mains, dû encore une fois à son syndrome, ne lui permettait pas d’avoir la dextérité nécessaire aux opérations chirurgicales. Il a donc envisagé de tout plaquer, d’aller vivre en Alaska loin de tout, mais au lieu de ça, il a fini en Californie, où il est devenu fleuriste.

Vendre des fleurs ne le prédisposait pas vraiment à devenir acteur, d’ailleurs il n’avait jamais rien essayé en ce sens, jusqu’à ce qu’un producteur vienne lui proposer un rôle. Un rôle de croque-mort.

Il est ainsi devenu croque-mort dans un film inconnu, et très mauvais, semble-t-il. Ensuite, il était lui-même persuadé de retourner à l’anonymat, mais cette première expérience a été fructueuse au-delà de ses espérances. Pour son deuxième contrat, il a eu droit à une apparition dans le chef-d’œuvre de Milos Forman, Vol au-dessus d’un nid de coucou. Ce petit contrat a été pour lui comme un tremplin, qui l’a propulsé dans la colline a des yeux, de Wes Craven, LE film qui l’a définitivement consacré. Aujourd’hui encore, on le connaît souvent grâce à ce rôle de cannibale dégénéré.

Je ne m’étendrais pas davantage sur la carrière cinématographique de ce personnage, sa filmographie est évidemment impressionnante au niveau de la quantité.

Si vous voulez en savoir plus, c’est ICI.

Comme la plupart des types et nanas qu’on a fait tourner uniquement sur le physique, ou les talents sportifs, le jeu d’acteur est très limité. Il est quand même l’un des rares acteurs à n’avoir pris aucun cours, il s’est au moins évité cette peine ! Cependant, il est quand même parvenu à rester dans le milieu, ce qui démontre, soit un talent relationnel certain, soit une vraie présence et une capacité à faire vivre un personnage au-delà de son physique.

On pourrait presque dire qu’il possède une certaine forme de talent.

Ce n’est pas le fameux Smash Cut qui pourra redonner un second souffle à sa carrière, ce film à petit budget n’est qu’une pochade où il cabotine mieux que jamais. Il joue le rôle d’un producteur naïf, qui boit comme du petit lait tout ce que lui raconte un réalisateur au talent misérable, le bien nommé David Hess, acteur qui a lui aussi connu son heure de gloire sous la direction de Wes Craven, dans le fameux « Dernière maison sur la gauche »… Les grands esprits se rencontrent.

Smash Cut est un film qui rend hommage à Herschell Gordon Lewis, le réalisateur des tout premiers films ouvertement gore du cinéma : Blood Feast et 2000 Maniacs.

A voir absolument si vous êtes amateur de ces trucs, et à éviter absolument si vous n’aimez que le « grand » cinéma…
Publié dans : Divagations diverses - Communauté : Cinéma et culture alternative
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 23:00

theabsence movie tonesJe vais m’absenter pour une dizaine de jours.

Je sais c’est dur, d’autant que quand je m’absente, je ne fais pas semblant, je me déconnecte totalement !

Donc, je ne serai plus là… je ne pourrai plus répondre à vos commentaires… soit !

Mais je serai toujours un peu présent, puisque j’ai programmé quelques articles, essentiellement axés sur le cinéma.

D'ailleurs pour mon retour, je vais préparer une rétrospective du festival Fantastic'Art, de Gerardmer (oui, je vais là-bas, entre autres !)

A Bientôt... 
 
Publié dans : Divagations diverses - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Mardi 26 janvier 2010 2 26 /01 /2010 15:00

Sales dentsPour aujourd’hui, je tenais à parler des dents. Pourquoi les dents ? J’en sais rien.

Cela fait des années que je n’ai plus eu besoin de la moindre intervention dentaire.

Ah, si ! Il y a deux ans, j’ai fait un détartrage…

D’ailleurs, petite anecdote, le dentiste, voyant que ma dentition était plutôt clean, et après avoir commenté la chose avec des « si j’avais que des clients comme vous, je ferais faillite » m’a tout de même proposé un devis pour refaire l’un de mes plombages. En effet, j’ai un plombage sur une molaire, en amalgame métallique, un vieux truc qui « pourrait » se barrer avec le temps et donc, risquerait de permettre à une nouvelle carie de s’immiscer… donc, il m’a conseiller de le remplacer par un Inlet… Un truc dont le devis s’allongeait à plus de 250€…

Je n’y suis jamais retourné. Franchement, payer 250€ quand on n’a aucun problème dentaire, ça fait un peu cher. Mais je devrais m’en foutre, je suis remboursé un peu par la sécu et un peu plus par ma mutuelle.

Pour moi, c’est de l’abus, mais passons…

 

Je voulais parler des dents. Les dents, c’est précieux. Si vous voulez conserver une dentition la plus parfaite possible, il suffit de vous brosser les dents.

Attention, quand je dis brosser les dents, je veux dire se brosser les dents tous les jours, et même plusieurs fois par jour. Je sais, c’est contraignant.

Dans le principe, il faut se brosser les dents après chaque repas. On peut cependant estimer qu’une fois le matin et une fois le soir, ça suffit. Les dentifrices actuels sont plutôt efficaces…

Comment se brosser les dents ?

La méthode séculaire du mouvement latéral est dépassée. De nombreuses études affirment que cette méthode étale les matières indésirables au lieu de les évacuer. Non, pour plus d’efficacité, il faut brosser, pour la mâchoire supérieure, de haut en bas, et pour la mâchoire inférieure, de bas en haut. Et naturellement, quand on rabat la brosse, il faut se détacher des dents, autrement ça étale.

Donc, le mouvement de poignet doit être souple et précis. Cela nécessite de l’entraînement.

Pour acquérir la dextérité nécessaire, il n’y a pas de secret, il faut de l’expérience. D’où l’importance de commencer à exercer cette méthode dès le plus jeune âge.

Je compte sur votre diligence.

Et si vous ne le faites pas pour vous, instruisez les plus jeunes autour de vous, c’est important.

Merci de votre attention.

Publié dans : Divagations diverses - Communauté : les anciens de l'agrume
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