Mardi 10 novembre 2009

jeux gratuit jeu de chasse

 

J’aime aller en forêt, pour me promener, cueillir des champignons, me retrouver seul au milieu de nulle part… Un conseil, si vous voulez vous éloigner l’espace que quelques heures de la foule, au lieu d’aller chez Carrouf le samedi après-midi, allez en forêt. Vous verrez, y’a personne !

Bref, j’aime me promener en forêt.

Et dimanche, j’y suis allé, en forêt. J’y ai même choppé la crève, mais là n’est pas le sujet !

Je cueillais des coulemelles, il n’y a que ça cette année, lorsque soudain, je vis apparaître dans mon champ de vision un drôle de bonhomme tout rond, vêtu tout de vert… Un homme des forêts, à n’en point douter. Que nenni ! Il s’agissait d’un chasseur…

– Faut pas rester là, me dit-il. La chasse est ouverte, on tire dans cette parcelle. Faut vous éloigner.

Evidemment, je me suis exécuté. Pas fou, on ne lutte pas contre des fusils. Je constate simplement que le bon monsieur reconnaît à demi-mot qu’il tire sur tout ce qui bouge, sans trop savoir ce qui bouge… et si c’est un cueilleur de champignons, bah ! Dommage collatéral…

Bon, je suis vache, mais je ne suis quand même pas resté bien longtemps. J’aime bien les coulemelles, mais pas au point de me faire trucider pour elles !

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Lundi 9 novembre 2009

Monsieur Jachète estime que les prix imposés par la grande surface voisine sont exorbitants par rapport à ses moyens. Il ne gagne que 1500 euros par mois et dépense 500 euros en nourriture, 300 en habillement et autres équipements et 200 euros en matériel informatique. Sa femme travaille à temps partiel environ 600€ par mois. Ils n’ont pas d’enfants, et rien de les aide à payer leur loyer de 700€.

Monsieur Jachète et sa compagne trouvent que ces charges sont un peu trop élevées. Ils ont très peu de marge de manœuvre pour faire face aux imprévus ; ils ne peuvent pratiquement pas épargner. Ils décident donc de faire leurs courses sur Internet. Souvent les prix sont moins élevés.

Monsieur Jachète estime à 10% les économies qu’il pourrait pratiquer sur l’alimentation, et près de 40% sur les équipements divers. Il est très heureux et commande ce qu’il n’aurait jamais pu commander auparavant.

Au final, sa facture de nourriture s’élève à 600 euros, celle d’habillement et autres équipements à 300 euros et celle de matériel informatique à 300€.

Les fins de mois sont toujours aussi difficiles, mais monsieur Jachète est heureux de payer ses denrées moins cher qu’en grande surface. Il n’a toujours pas de marge de manœuvre pour les imprévus, ne peut toujours pas épargner, mais cela ne le gêne pas car il peut consommer intelligemment…

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Dimanche 8 novembre 2009

Après son très très très long dimanche de fiançailles, j’attendais Jeunet avec fébrilité.

Jeunet fait partie des réalisateurs français qui ont un style, et surtout un talent capable de transcender un sujet grâce à ce fameux style. Ils est sans doute le seul à être aussi solide, visuellement parlant. J’aime d’autres réalisateurs français, mais il faut reconnaître qu’il est actuellement au top niveau.

La déception du fameux dimanche est encore vive pour moi. Le film est beau, très beau, mais long, très long, sans être aussi original qu’à la belle époque…

Et ouf ! « Micmacs à Tire-Larigot » est un retour très réussi à la truculence et aux thématiques chères à ce réalisateur génial. La galerie de personnages vaut son pesant d’or. Nous avons là des marginaux, des gens inadaptés au marché du travail, mais tous nantis d’un talent particulier, que le scénario prendra grand plaisir à exploiter – contrairement à la société… De ce point de vue, le film est vraiment jouissif, donnant une véritable dimension à ces personnalités formidables, qui n’ont pourtant pas trouvé leur place en ce monde.

L’histoire en elle-même est très bonne, bien qu’un peu binaire (mais c’est le principe !) on peut même dire qu’elle offre une petite réflexion sur le trafic d’armes… mais le sujet n’est pas là. Nous sommes ici en terrain de comédie, où de grands gamins se plaisent à tourmenter de vilains adultes, les tournant les uns contre les autres…

Les acteurs se plient totalement à l’univers bariolé, étrange et hystérique du film. Ils sont parfois prodigieux, dans des registres où ils en font pourtant des tonnes ! Mention spéciale à Omar Sy (celui de Omar et Fred) qui m’a bien fait rire ! Je pourrais déverser des litres d’encre pour louer les mérites de Marielle, Pinon, Julie Ferrier – actrice totalement inconnue à mes yeux, qui casse bien la baraque ici – et bien sûr, de Dany Boon, tout bonnement parfait, et tant pis si son succès populaire le rend un peu agaçant !

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Samedi 7 novembre 2009

Je ne suis pas un grand fan d’Epica, et pas davantage du style dans lequel ils évoluent, à savoir, le heavy-métal symphonique. Mais c’est un style musical assez agréable, quand il est de qualité. Nightwish, groupe de référence dans cette veine a sorti quelques albums admirables, alors pourquoi le petit suiveur qu’est Epica ne pourrait-il pas produire une œuvre digne d’intérêt ?

Je n’ai jamais vraiment écouté Epica, et cet album est le tout premier que j’acquiers.

Première écoute, et premier constat : le groupe a de l’ambition, peut-être d’ailleurs, la même que Nightwish lors de l’élaboration de « Once »… Gros moyens, gros son, et vrai orchestre symphonique. On a beau dire, ça change tout ! Terminé les bruitages électroniques, place aux violons, aux vrais, qui emplissent les enceintes et les esgourdes !

L’intro de l’album est tout simplement énorme. Après, on entre dans le vif du sujet, avec un métal à mi-chemin entre le heavy et le néo, avec des riffs basiques – certains diront des riffs de bûcheron ! La petite originalité de ce groupe, comparé à d’autres, c’est le chant masculin, qui est growlé comme pour du death-métal. C’est bien vu, on a moins l’impression d’écouter Nightwish…

Car en effet, malgré la qualité de l’ensemble, il est difficile d’évacuer la parenté directe avec ce groupe référentiel… Epica reste encore une copie de l’original, et ce n’est pas une insulte. Peut-être qu’un jour, ils surpasseront le maître, mais pour cette fois, c’est encore raté !

L’album compte 13 morceaux, pour une durée totale de 74 minutes. Même sur la forme, ils copient Nightwish ! Epica n’a pas beaucoup de personnalité, il faut bien l’avouer, leur musique fait penser à pas mal d’autres groupes, mais ils savent construire un album.

Design Your Universe s’écoute sans difficulté. Tous les titres ont leur intérêt, même si certains manque cruellement d’originalité dans leur genre (je pense notamment aux balades.)

Ce n’est pas transcendant mais l’effort de composition est audible, on sent qu’ils ont bossé, et c’est bon, c’est même très bon. C’est énergique, parfois avec de beaux couplets, la voix de Simone Simons est puissante, claire, parfois lyrique…

Ah oui ! Simone, autre intérêt de ce groupe, et pas des moindres…





Voilà, tout est dit…

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Vendredi 6 novembre 2009

Je suis perplexe face au débat qui vient de s’ouvrir au sujet de l’identité nationale. Evidemment, le calcul de Besson est clair, il s’agit avant tout de grappiller quelques voix au FN avant les régionales… la manœuvre est énorme, tout le monde l’a vue, mais il n’empêche que les français ont envie de s’exprimer sur cette question.

Que veut dire « la France » ? Que veut dire être français ? Vaste question, et je suis bien persuadé qu’il y aura autant de réponses que d’individus ! D’où ma perplexité quant à la finalité de l’exercice… Que va faire notre ministre d’ouverture des milliers de pages de commentaires qui vont affluer pendant ces quelques mois de débat national ? Nous concoctera-t-il une loi ? La définition de l’identité française sera-t-elle inscrite dans la constitution ? Et quiconque n’y correspondant pas sera-t-il immédiatement destitué de sa nationalité ?

Non, rien de tout cela, probablement… Bon, le débat est ouvert, libre à chacun d’y participer, et même si cela ne sert à rien, c’est toujours bon de dire ce qu’on pense.

Et à vrai dire, je préférerais que cela reste sans effet… car les moyens de personnaliser l’identité nationale ont un arrière goût désagréable.

 

Ce n’est pas forcément centré sur cette question, mais niveau méthode, cela se rejoint : parlons de la lettre de Guy Moquet. Les profs sont vivement encouragés à lire cette lettre à leurs élèves pour soi-disant leur inculquer les valeurs d’humilité, d’abnégation, et surtout pour le devoir de mémoire. Le devoir de mémoire de qui ? Du législateur, à n’en pas douter. Un élève qui écoute les propos de Guy Moquet en pensant très fort à son goûter ne fait aucun devoir de mémoire, et à vrai dire, quelle mémoire ? La pédagogie, c’est autre chose qu’une lecture de bon aloi.

Que dire que cette proposition de planter un drapeau français à chaque fenêtre ? Le drapeau français est-il une valeur ? Se souvient-on seulement de ce que signifie les couleurs ? Quand il y a un enjeu international, une compétition sportive, le drapeau apparaît naturellement, car il est justifié. Mais en temps normal, à quoi bon ? Je suis meilleur français que mon voisin si j’affiche les couleurs nationales sur le pas de ma porte ? N’importe quoi !

Que penser de cette volonté de faire chanter la Marseillaise à des élèves ? Leur faire apprendre par cœur, ça peut constituer une récitation. Et puis les paroles de cet hymne, c’est de la culture. Mais le faire chanter ? Cela rapprochera-t-il les élèves autour des valeurs nationales ? Euh… j’en doute. Ce sera une contrainte scolaire de plus, mais leurs divisions, s’il y en a, perdureront… 

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Jeudi 5 novembre 2009

Je découvre sur le tard ce classique de la science-fiction. Mieux vaut tard que jamais !

La SF de la première moitié du 20ème siècle s’est surtout révélée par quelques œuvres d’anticipation, comme ce « meilleur des mondes. » Je le placerais volontiers aux côtés de « l’île du docteur Moreau », « Fahrenheit 351 » et « 1984 »…

J’ai parfois du mal avec le style de cette époque. Je n’ai jamais aimé lire H.G Wells, même si dans le fond, je trouve son œuvre géniale. C’est bien pareil avec Aldous Huxley… Bon sang, que le style est pâteux, sans vigueur, sans verve ! J’ai eu beaucoup de mal à me plonger dedans. Et pourtant, ce qu’il raconte est d’une puissance visionnaire assez étonnante et audacieuse. Rappelons que le roman a été écrit en 1932, trois ans après le crack boursier.

Huxley évoque très peu l’économie, préférant se centrer sur le social… mais l’économie qui découle de la société décrite est à peu de choses près celle que nous vivons actuellement !

La société qu’il dépeint est une société conçue pour le bonheur de chacun. Et qu’est-ce que le bonheur, si ce n’est la satisfaction immédiate de tous nos désirs…

Le roman se découpe en deux parties très distinctes. La première décrit le système, son fonctionnement, ses rouages, et la seconde se focalise sur une intrigue opposant cette société à l’ancienne, celle que le lecteur connaît bien.

Pourquoi cette œuvre est-elle si visionnaire ? Parce que l’auteur semble avoir tout compris sur la nature humaine, et qu’aujourd’hui encore, on peut y voir une évolution possible de la société. Ce n’est pas une anticipation obsolète, qui aurait perdu de son sens avec le temps… Ce bouquin aurait pu être écrit le mois dernier, ce qu’il prévoit serait tout aussi juste et pertinent…

Je ne vais pas tout raconter, dresser un résumé de ce que j’ai lu, car cela n’aurait pas beaucoup d’intérêt. Je vais simplement recopier les passages qui à mes yeux sont les plus emblématiques :

 

« Et, en effet, quatre-vingt trois Deltas brachycéphales noirs, presque privés de nez, étaient occupés à l’emboutissage à froid. Les cinquante-six tours à mandrins et à quatre broches étaient desservis par cinquante-six Gamma aquilins de couleur gingembre.  Cent sept Sénégalais Epsilons conditionnés à la chaleur travaillaient dans la fonderie. Trente-trois femmes Deltas, à tête allongée, couleur de sable, au pelvis étroit et ayant toutes, à 20 millimètres près, une taille de 1,69m, taillaient des vis. Dans la salle de montage, les dynamos étaient assemblées par deux équipes de nains Gamma-Plus. Les deux établis bas se faisaient face ; entre eux s’avançait lentement le transporteur à courroie avec sa charge de pièces détachées ; quarante-sept têtes blondes faisaient face à quarante-sept brunes ; quarante-sept nez épatés, à quarante-sept nez crochus ; quarante-sept mentons fuyants à quarante-sept mentons prognathes. Les mécanismes complètement montés étaient examinés par dix-huit jeune filles aux cheveux châtains et bouclés, vêtues de vert Gamma, emballés dans des cadres par tente-quatre hommes Deltas-Moins courts sur jambes et gauchers, et chargés sur les plates-formes et les camions en attente par soixante-trois Epsilons semi-Avortons aux yeux bleus, aux cheveux filasse et au teint plein de taches de rousseur. »

 

« — Mon cher jeune ami, dit Mustapha Menier, la civilisation n’a pas le moindre besoin de noblesse ou d’héroïsme. Ces choses-là sont des symptômes d’incapacité politique. Dans une société convenablement organisée comme la nôtre, personne n’a l’occasion d’être noble ou héroïque. Il faut que les conditions deviennent foncièrement instables avant qu’une telle occasion puisse se présenter. Là où il y a des guerres, là où il y a des serments de fidélité multiples et divisés, là où il y a des tentations auxquelles on doit résister, des objets d’amour pour lesquels il faut combattre ou qu’il faut défendre, là, manifestement, la noblesse et l’héroïsme ont un sens. Mais il n’y a pas de guerres, de nos jours. On prend le plus grand soin de vous empêcher d’aimer exagérément qui que ce soit. Il n’y a rien qui ressemble à un serment de fidélité multiple ; vous êtes conditionné de telle sorte que vous ne pouvez vous empêcher de faire ce que vous avez à faire. Et ce que vous avez à faire est, dans l’ensemble, si agréable, on laisse leur libre jeu à un si grand nombre de vos impulsions naturelles, qu’il n’y a véritablement pas de tentations auxquelles il faille résister. Et si jamais, par quelque malchance, il se produisait d’une façon ou d’une autre quelque chose de désagréable, eh bien, il y a toujours le soma qui vous permet de prendre un congé, de vous évader de la réalité. Et il y a toujours le soma pour calmer votre colère, pour vous réconcilier avec vos ennemis, pour vous rendre patient et vous aider à supporter les ennuis. »

 

Le soma, le calmant des esprits instables… dormez heureux citoyens, dormez…

 

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Mercredi 4 novembre 2009

Je connaissais le génie d’Archive, grâce notamment à « You All Look The Same To Me », petit chef d’œuvre de trip-rock progressif, mais je ne m’attendais pas à prendre une telle claque avec leur dernier album « Controlling Crowds », leurs précédents albums n’étant pas à la hauteur de leur talent…

Et pourtant, j’y ai eu droit à ma claque. Archive a laissé un peu tomber son côté progressif pour centrer sa musique sur les ambiances. On navigue donc entre morceaux électro-pop, trip-rock et hip-hop, dans un ensemble d’une cohérence parfaite. Donc, le « Controlling Crowds » part I, II et III, c’est du tout bon, du cultissime !

Qu’en est-il de la partie IV ?

D’ailleurs, que signifie cette partie IV ? Pourquoi ne pas avoir sorti, à l’origine un double-album ? J’ai lu quelque part que la maison de disque ne croyait pas au succès d’un double album. Tiens donc ! C’est Archive, tout de même ! Suffisait d’écouter quelques titres pour savoir que ça allait casser la baraque ! Faut tout leur dire à ces gens-là…

Bon, les raisons précises de cette sortie tardive sont peut-être ailleurs.

Et à l’écoute de ce « Controlling Crowds part IV », je serais un poil plus sévère que cette explication.

Car si l’ambiance et le style musical va totalement dans la continuité du premier album, force est de constater qu’il n’y a pas les mêmes bijoux, que sur ce dernier. Cela s’écoute gentiment, c’est vrai, mais il n’y a pas de « tubes » en puissance, pas d’hymnes inoubliables, de sensation d’envoûtement particulières. J’en viens à penser qu’il s’agirait en réalité des chutes du premier album… Et qu'on les sort, justement parce que le premier album a cassé la baraque... Oh ! Quelle mauvaise langue je fais !

 

En tout cas, cette quatrième partie d’un album déjà éternel à mes oreilles, est loin d’être dispensable ; c’est vraiment très bon !

Publié dans : Musique - Communauté : FORUM - LIBRE EXPRESSION
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Mardi 3 novembre 2009


Quoi ma noix ? Qu'eeeest-ce qu'elle a ma noix ??
 
Publié dans : Rien à péter ! - Communauté : Utopia
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Lundi 2 novembre 2009

De vieilles affaires tombent sur le crâne dégarni de notre ancien président. Le pauvre Chirac devra répondre devant la justice de quelques magouilles passées, que tout le monde, ou presque a oubliées…

Ah ! L’oubli… Devait-on renvoyer devant la justice américain Polanski ? Doit-on sempiternellement poursuivre Pasqua pour tout ce qu’il n’a pas fait « mais qu’est-ce que je viens faire dans cette affaire d’Angola Gate ??? » Et ces emplois fictifs, ça fait quoi… dix ans ! N’a-t-on pas d’autres chats à fouetter que de s’occuper de ces vieilles broutilles judiciaires ?

Moi je dis non !

C’est l’affaire de la justice de faire comparaître les délinquants. Je ne vois pas pourquoi les dossiers seraient classés au seul motif que le temps est assassin et emporte avec lui les rires des enfants… euh, non c’est pas de moi, ça !

Pour en revenir à Chirac, un petit effort de mémoire pourrait suffire à effacer la compassion que l’on pourrait ressentir devant ce vieux monsieur, paisible retraité de la politique, qui n’aspire plus qu’à une chose : vivre de ses mémoires. Les affaires en question avaient été révélées au cours de son mandat, et ledit monarque avait décidé, à l’époque, de se couvrir avec une loi très pratique, qui protège le chef de l’Etat durant toute la durée de son mandat. On avait évoqué à l’époque, l’image de la France. En effet, un président mis en difficulté par la justice de son pays, affaiblit et ridiculise le pays tout entier aux yeux de l’étranger. J’étais d’ailleurs assez d’accord avec cette analyse. Le chef de l’Etat n’est pas un justiciable comme un autres, et qu’on lui fiche la paix tant qu’il est aux commandes du pays, je peux le comprendre.

Ce que je ne comprends pas, c’est que les affaires puissent être étouffées, même à la fin du mandat. Et c’est bien ce qui était prévu !

Si je me souviens bien, cette loi avait pourtant provoqué un véritable tollé. Or là, le tollé, c’est la réouverture des affaires qui l’a provoqué ! Le non-lieu, tout le monde s’y attendait, et tout le monde aurait trouvé ça normal s’il avait été rendu. Etrange, non ?

Que Chirac réponde de ses actes me semble la moindre des choses. 

Publié dans : Actualité - Communauté : les anciens de l'agrume
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Lundi 2 novembre 2009

La cloche retentissait au milieu de la nuit, chant sépulcral des douze coups de minuit…

Une main effrayante jaillit de terre, une main squelettique, qui étendit ses long doigts griffus le long de la croix ; elle s’y appuya et le reste du bras s’extirpa dans un déchirement de chairs et de tendons meurtris. La terre se souleva encore, sous la poussée du deuxième bras. Entre les deux membres tendus d’une piteuse énergie, un crâne décharné apparut, grouillant de vermines. Il rampa hors de sa prison et se hissa sur ses jambes amaigries, pour tituber lentement dans les allées. Autour de lui, d’autres cadavres s’étaient levés. Leurs silhouettes se découpaient dans le clair de lune, telles des ombres chinoises dessinées par la Mort. Les corps décomposés se traînaient mollement, parfois quelque morceau tombait au sol, sans que son propriétaire n’en soit affecté. De faibles gémissements douloureux sortaient de ces gorges inertes, les regards se perdaient dans un néant abyssal. Leurs pas maladroits les dirigeaient vers le jardin du cimetière. Ils étaient tous mus du même désir de se réunir, du désir de communier…

Cette nuit était la fête des morts, cette nuit était leur fête…

Soudain, du cœur de cet amoncellement de cadavres mouvants, s’éleva une voix métallique, emplie d’une énergie étrange, une voix que les moins décomposés connaissaient bien : « Hi hiiiiii ! » Ils se tournèrent vers un individu vêtu de rouge, couleur criarde qui luisait faiblement sous les rayons lunaires. Ses épaules bougeaient, marquant un rythme que personne ne pouvait entendre, car il n’y avait aucune musique en ce lieu, autre que le vent nocturne, les bruits de pas et les gémissements…

« Caus’ this is thriiiiiler ! Thriller niiiight ! »

L’étranger chantait et dansait. Son corps presque intact autorisait des gestes que nul n’aurait pu imiter autour de lui ; il se déhanchait, levait les jambes bien haut, tournait comme une toupie. Ses gesticulations contrastaient avec la douloureuse torpeur de la foule. Puis le chant reprit « It’s close to miiiiidnight… »

Un genou marquait le rythme, puis arrivé au couplet, l’artiste jaillit soudainement, bras en avant pour faire semblant de happer, puis sauta et les jambes bien plantées dans le sol, se remit à chanter « Caus’ this is thriiiiiler ! Thriller niiiight ! »

Tout à coup, comme fouetté par la même bourrasque, les cadavres mouvants s’immobilisèrent, les sens tendus vers cet olibrius tout de rouge vêtu, qui se désarticulait au rythme d’une musique qu’ils ne pouvaient entendre… Ils se figèrent et leurs regards s’illuminèrent d’une flamme mystérieuse. Puis comme un seul homme, ils dirigèrent leurs pas vers lui, et leur démarche autrefois lourde et molle, se fit plus assurée, plus empressée. Certains perdirent l’équilibre, trahis par la corruption de leurs membres, mais le gros de la foule se resserra autour du chanteur, elle l’encercla, le recouvrit. Au lieu de ralentir, les premiers accélérèrent l’allure, et sur leurs faciès ravagés se lisait une haine atroce, une rage inextinguible. Ils se jetèrent sur lui, arrachèrent ce blouson trop vif, dépecèrent ce corps trop souple, mordirent cette chair trop ferme… Le chanteur disparut rapidement entre les mâchoires et les doigts griffus et la colère demeura, plus intense à chaque seconde. Une rixe généralisée embrasa le jardin. Les cadavres enragés et frustrés, attaquèrent au hasard, emportés par une tornade de violence irraisonnée. Les bras décharnés volèrent dans les airs, les jambes putréfiées tombèrent au sol, les têtes sectionnées roulèrent dans l’herbe, les cadavres s’entre déchirèrent avec une épouvantable férocité, encore et encore, tant et si bien que bientôt, plus personne ne fut capable de se tenir debout ; le jardin se transforma en charnier, véritable décharge de restes humains gâtés par la putréfaction…

A minuit passée de douze minutes, la fête était pliée…

Publié dans : Ecrits personnels - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 31 octobre 2009

Ah ! Le foot, quel beau sport !

Nous avons encore eu droit à une belle baston entre parisiens et marseillais… la routine.

Oui, la routine. Ca ne choque plus personne, pas même nos chantres de la sécurité, je veux bien entendu parler de nos gouvernants, et Sarko en tête (décidément, faut que j’arrête de parler de lui, ça devient une obsession !)

Où est le Sarko du Karcher ?

Pas de visites sur place pour disserter sur l’ignominie des agresseurs, leur lâcheté, leur bêtise ?

Pas de nouvelle réglementation, visant à encadrer les supporters ? Pas de renforts de police ?

Bon sang ! Il y en avait des milliers pour maintenir l’ordre au milieu de cette horde de 2000 supporters, dont seulement 350 étaient des fauteurs de trouble. Et pourtant, la bastion générale ultra prévisible a eu lieu ! Impressionnant !

 

Question éternelle : que fait la police ? Pourquoi un tel laxisme sur le moment, et une telle répression, parfois gratuite,  après ?

Le pire c’est que personne ne s’offusque des violences. Non, on s’en prend à l’organisation de la manifestation, et à Canal+ qui ne va rembourser personne… Même le premier ministre y va de sa petite réprimante contre la Ligue… rien contre les bœufs.

Il est intolérable de ne pas avoir prévenu à l’avance du report de ce match, ô combien sensible… mon Dieu !

 

Moi je pense qu’il est intolérable de laisser quelques poignées d’excités s’imposer devant des légions de flics, sans doute tenus de ne pas intervenir pour éviter les bavures. Enfin je dis les bavures, j’en sais trop rien.

 

Petite réflexion personnelle, un peu ironique, et très discutable…

La banlieue est un ramassis de délinquants, tout le monde le sait. Quand Sarko s’en prend à eux, il n’entame pas son quota d’électeurs, bien souvent ils ne votent pas ou votent à gauche. Il n’y a rien à gagner dans les banlieues pour un roi du bling-bling. Par contre, le foot, c’est pas pareil. Dans le foot, il y a de l’argent, et les supporters, sont peut-être, en partie, des électeurs de droite. Voire d’extrême droite, puisqu’il s’agit également de brasser les extrêmes. Nuire au foot, c’est nuire au populisme qu’on s’efforce d’afficher depuis notre élection ! Voilà pourquoi on est super cool avec les supporters, et qu’on sacrifie seulement quelques poignées de maladroits qui se sont laissé prendre…

Publié dans : Actualité - Communauté : Diaspora Zorange
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Vendredi 30 octobre 2009

Jamais content, le Sékateur !
 

A l’heure où l’on parle de museler les journalistes pour des faits politiques justifiés, j’aimerais qu’on les musèle pour tout autre chose. La liberté d’expression est une chose. Mais dans les affaires criminelles sensibles, mettant en œuvre des type extrêmement dangereux et pervers, je ne trouve pas normal qu’on étale leurs déclarations dans tous les journaux.

 

A mes yeux, un criminel, et ne tournons pas autour du pot, un criminel du genre d’Evrard, ne devrait s’exprimer QUE devant un tribunal ou des médecins. Y’en a marre de prendre l’opinion publique à partie, de bafouer la mémoire des victimes ou de leurs familles, qui bien souvent sont moins entendues, ou moins audibles que l’agresseur car étranglés par l’émotion.

Il a visé juste, Evrard. Une fois de plus, il démontre qu’il est plus malin que les institutions qui sont censées l’empêcher de nuire.

Sa petite lettre où il demande solennellement qu’on le mutile, est une pure provocation. Tout le monde le sait. Les journalistes aussi. Mais c’est une information qui méritait d’être diffusée à outrance, car ça fait vendre ! C’est très croustillant. Et si Evrard se repentait ?

Non, il ne se repend pas et même s’il se repentait, je ne vois pas ce qui justifie la publication de ses propos.

Combien de débats ont eu lieu autour de ses déclarations ? Est-ce que l’on pense à l’enfant, à sa famille, et à toutes les victimes des violences pédophiles ? Ce type a toujours fait ce qu’il voulait, en dehors de ses périodes d’emprisonnement, et on continue à le laisser dire ce qu’il veut, même une fois qu’il est incarcéré !

On peut toujours dire que même un prisonnier doit pouvoir s’exprimer, écrire un livre, ou je ne sais quoi. Peut-être oui, pour ceux qui n’ont pas tué. Mais un malade comme Evrard n’a rien à dire ! Offrir une tribune libre à ce type est à mes yeux irresponsable.

 

Evrard est un malade – bon, je ne suis pas compétent pour en juger, mais je pense qu’il est malade. Admettons qu’il ne soit pas sincère dans sa petite lettre – et je pense qu’il ne l’est pas. Comme tout pervers – j’imagine, là non plus je ne suis pas un expert – il éprouve un vrai plaisir à manipuler son environnement, à le mener en bateau, à le provoquer… en publiant cette lettre, n’a-t-on pas contribué à lui offrir le plaisir intellectuel dont il est si friand, et qui l’a toujours poussé à violenter des enfants, alors même que son corps refusait de répondre à ses fantasmes ?

 

Autrement dit, ne serait-il pas en train de bander depuis quelques jours ?

 

Cette idée me fait dire que les journalistes n’ont aucune déontologie, et qu’il faudrait absolument créer un organisme de contrôle ! Et oui, je me contredis ! Mais comment ne pas vouloir plus de moralité dans la diffusion des infos quand on voit ce genre de dérives ? Moi, ça me fout en l’air…

 

Mais je plaisante, je suis contre le contrôle des informations et la censure… il devrait y avoir des lois qui protègent les victimes contre les effets de la médiatisation. Mais c’est difficile.

 

Je finirais par un hommage appuyé au père de l’enfant, qui s’exprime avec une modération étonnante, compte tenu de l’attitude du prévenu, et qui a parfaitement bien analysé – du moins, je le pense – la personnalité de ce pervers multirécidiviste.

 

Publié dans : Actualité - Communauté : Humeurs
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Jeudi 29 octobre 2009

La Mahatma Amma sert dans ses bras des milliers d’inconnus, et ces derniers semblent ravis de sentir contre eux son corps si doux…

Eh bien ! Je suis à la fois agacé par ces élans d’affection qui me semblent artificiels, pour ne pas dire médiatiques, et fasciné par l’effet manifeste qu’ils peuvent avoir sur les esprits. Car si les gens se pressent avec tant d’ardeur, c’est bien qu’ils espèrent y trouver un quelconque réconfort… et que s’ils en repartent le cœur battant, c’est qu’ils ont eu gain de cause… Bon, certains n’y vont que pour le buzz, ne soyons pas naïfs, mais dans l’ensemble, ils ont l’air heureux…

Je ne sais pas si cette personne possède un vrai pouvoir, mais je suis à peu près sûr que si son geste gagne un peu trop d’influence, d’autres religions y verront l’œuvre tentatrice du malin et finiront par la cramer en place publique, applaudis par tous ceux que ces étreintes écœurent…

 

P.S : j’espère que je dis n’importe quoi !

Publié dans : Actualité - Communauté : Vos articles nous intéresse !
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Mercredi 28 octobre 2009

Certains agriculteurs se sont surendettés afin de pouvoir exercer leur activité, sans doute naïvement attirés par une quelconque campagne de pub… Maintenant, leur seul espoir de salut est une aide de l’extérieur, nationale, européenne, mondiale, peu importe, une aide, une grande aide, une véritable aide, voire une refonte totale du système agricole (mais là, ils rêvent !)

Les aides, ils vont en avoir. Tant mieux pour eux.

L’Etat s’en fiche, la dette, c’est son dada…

Sous l’ère Chirac, nous avions peur des débordement, tout centime dépensé de manière inconsidérée était susceptible de faire sombrer le pays. La politique était molle, pépère, il n’y avait pas de grandes réformes, pas de prise de risque. Bref, le pays vivait dans l’immobilisme.

Sarko est arrivé pour bazarder tout ça !

Il faut arrêter de se complexer pour des dettes ! Après tout, un crédit, c’est fait pour être remboursé plus tard, quand on sera mort, ah, ah, ah !

Alors on réduit les impôts, on réduit de beaucoup les impôts, on ne compense pas les effets de la décentralisation, on offre des aides, à tout le monde, pour contenter le peuple, chacun aura droit à sa petite cacahuète, on ne taxe pas les banques (quelle idée !), on les fait péter, les banques, et c’est pour leur bien, elles ne vont pas la ramener les banques, avec les milliards qu’on lui a offert pour qu’elles restent à flots…

Ah ! Que c’est bon d’être irresponsable, et de savoir qu’on a tous les pouvoirs en mains pour exercer une pleine et totale irresponsabilité.

Notez que je ne m’en prends pas aux aides versées aux agriculteurs – s’il y en a qui méritent d’être aidés, c’est bien eux ! Non, je constate simplement que leur surendettement s’accorde à merveille avec celui de l’Etat…

Et malgré ça, les sondages ne remontent pas dans les journaux. Il y a vraiment une cabale anti-sarkozy…

Allez,  Sarko, fait péter une aide pour la presse nationale !

Publié dans : Actualité - Communauté : les anciens de l'agrume
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Mardi 27 octobre 2009
Je viens d'apprendre que les avocats qui plaident pour un collègue, ou ex-collègue, avocat, ne réclament pas d'honoraires. Ils plaident gratos. 
 
Ainsi, dans l'affaire Clearstream, maître Herzog, avocat de Nicolas Sarkozy, a travaillé pendant 4 ans pour des prunes. Et il l'avoue, le bougre !
 
De Villepin est également un ancien avocat. Peut-être a-t-il bénéficié de ces largesses. 
Ces deux-là, (Sarko et Villepin, pas Herzog, on s'en fout d'Herzog, voyons !) c'est vraiment bonnet blanc, blanc bonnet !
 
Et on nous remplit la tête avec les grands principes de la république : pas de privilèges, tous les justifiables sont égaux devant la justice...

On voit bien que ces gens-là n'appartiennent pas au même monde que nous.
 
Publié dans : Divagations diverses
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  • : Oui, bon, littérature, c'est vite dit. Y'aura de tout ici, mais c'est vrai que j'aime lire et écrire, donc, disons littérature. Je m'intéresse beaucoup à l'actualité, aux questions de société, à la musique métal, au cinéma, et j'apprécie particulièrement un genre spécial : l'horreur ! Je dois être un peu bizarre... Ne vous étonnez pas de trouver de l'humour noir, de l'ironie ou du mauvais goût dans mes articles...
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